Le Livre sans nom

Saga Bourbon Kid, tome 1.

Anonyme.

Anonyme ? D’accord …

(Quatrième de couv’ : )Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets. Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock’n'roll et le plus jubilatoire de l’année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Je remercie vivement la personne qui a mis ce livre dans les mains il y a quelques jours….et que j’ai lu très rapidement (en 3 soirs) car on est pris dans un tourbillon au bout de quelques chapitres. C’est un livre qui décoiffe, qui nous embarque dans un univers particulièrement déjanté ! le temps de prendre ses marques et de s’approprier les noms des personnages (ce sont d’ailleurs plutôt des surnoms), faciles à mémoriser, puis nous voilà dans cette histoire de recherche d’une pierre magique et d’un tueur revenu d’on ne sait où pour assassiner toute personne ayant lu un livre donnant des indices sur cette fameuse pierre !

Et, là, tout explose, au sens réel comme au sens figuré : on ne sait plus si on est dans un scénario de film de vampires, de kung fu ou de thriller policier, ou un western digne des frères Cohen, sans oublier un mélange de tout qui aurait pu être fait par Tarantino (j’ai pensé à Kill Bill). Ça flingue de partout, le sang et les morceaux de cervelle giclent en permanence. Les détails sanglants ne sont pas oubliés, mais tout cela est décrit avec un humour noir et féroce.

Le héros Bourbon Kid reste mystérieux jusqu’à la fin, les bons deviennent “méchants” et les méchants … restent “méchants” … les moines se battent pour cette pierre qu’on leur a volé, d’autres voudraient juste la monnayer, d’autres s’en servir pour vivre éternellement : toutes les histoires se télescopent continuellement en un feu d’artifice sanglant. Je n’aime habituellement pas les scènes “gore” mais là, l’humour, les dialogues efficaces et percutants, les rebondissements multiples m’ont captivée. Plus je lisais, plus je voulais connaitre la suite ! Evidemment l’auteur ne fait pas dans le style “grande littérature”, mais l’originalité et l’efficacité sont au rendez-vous, dans cette histoire tordue à souhait et dans les dialogues savoureux et décalés. J’ai passé un très très bon moment et j’espère lire les suites très rapidement.

Note : 17/20

La tour noire

Louis Bayard.

Un autre thriller.

(Quatrième de couv’ : ) Paris, 1818. Les expériences révolutionnaires et napoléoniennes ont vécu. Dans un pays en pleine confusion politique, les Bourbons, en la personne de Louis XVIII, sont de retour sur le trône. C’est dans ce contexte politique et social trouble qu’Hector Carpentier, un jeune étudiant en médecine, est soupçonné du meurtre d’un inconnu. Mais le directeur de la Sûreté nationale, François Eugène Vidocq, doute de la culpabilité d’Hector. Personnage mystérieux, féru d’investigations scientifiques et d’espionnage, Vidocq doit mettre tous ses talents en oeuvre lorsqu’il comprend que l’affaire est liée à la disparition du Dauphin, Louis XVII, officiellement mort en 1795 à l’âge de 10 ans à la prison du Temple, construite cinq siècles plus tôt par les Templiers. Alors qu’un tueur mystérieux continue à sévir dans les rues de Paris, commence pour Vidocq, secondé d’Hector, une enquête passionnante. Un ami m’a prêté ce thriller “historique” de Louis Bayard il y a quelques semaines. Il a eu bien raison car, malgré le nombre de pages assez conséquent, je l’ai lu très vite en quelques soirs, pressée que j’étais, de connaitre la suite d’un soir à l’autre ! ce roman mêle histoire du XIXème siècle, police avec les débuts de Vidocq tout juste promu directeur de la sûreté nationale et mystère au sujet du dauphin (Louis XVII) que tous croient mort.

Le style est vif, alerte. Les phrases sont courtes et précises. Les dialogues sont bien sentis, efficaces et, ce qui ne gâche rien, il y a de l’humour, de la dérision mais aussi de la tendresse et de la compassion. Le récit est foisonnant, avec beaucoup de rebondissements et on progresse dans deux époques qui sont bien distinguées par l’écriture car l’une est en italique et l’autre normale. On passe donc, sans effort d’une époque à l’autre. Les personnages sont attachants, les seconds rôles bien présents et intéressants et on visualise facilement les scènes. Il y a beaucoup de descriptions de Paris et des habitudes à cette époque. L’auteur s’est parfaitement documenté sur cette période de l’histoire française.

Le personnage principal, Hector Carpentier, étudiant en médecine, “grandit” au fil des pages, se bonifie au fil du temps et devient finalement une aide précieuse pour Vidocq qui l’entraine dans ses enquêtes et le forme de façon insidieuse au métier d’enquêteur. Je ne veux pas parler trop précisément des autres personnages pour ne pas trop en dire sur l’histoire que doit être découverte petit à petit, pour garder le suspense jusqu’au bout. En résumé, ce roman policier a beaucoup de qualités et m’a entrainée dans un siècle passé, pour résoudre une énigme policière de tout premier ordre.

Note : 17/20

Le secret de Crickley Hall

James Herbert

Un thriller Milady ?

(Quatrième de couv’ : ) Crickley Hall : une vieille demeure comme on n’en trouve que dans les régions reculées de l Angleterre. Vaste et sinistre, elle a même l air un peu menaçant. Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s’y installer avec leurs deux petites filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille. Mais quelque chose ne va pas… Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu on l’avait fermée la veille. Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L’horreur qui les y attend dépasse tout ce qu ils pouvaient imaginer. Oserez-vous affronter le terrifiant secret de Crickley Hall ?

N’ayant jamais lu de roman de cet auteur britannique très connu, je me réjouissais à l’idée de me plonger dans ce livre qui avait eu un énorme succès européen. J’aime découvrir les secrets et le titre me donnait déjà envie ! Le thème aussi : vieille maison hantée, famille qui essaie de se reconstruire après un malheur…. Tout était donc réuni pour passer un “bon” moment, douillettement installée sous la couette en fin de soirée, dans la pénombre pour frissonner à souhait. Malgré tout ça, je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire : les retours en arrière, dés le début du roman, nous donnent trop d’indices sur l’histoire ancienne de la maison et sur les circonstances qui ont fait que cette bâtisse renferme des fantômes, plus ou moins accueillants.

Finalement, il y a peu de suspens, tout devient limpide et on se contente de voir comment les personnages vont réagir aux événements étranges, comprendre eux-aussi ce qu’il faut faire. La famille Caleigh, déjà fragile psychologiquement à l’arrivée dans la maison, est très attachante et on a peur pour elle. Les personnages secondaires sont bien campés mais certains, dont je croyais qu’ils auraient de l’importance, comme le pasteur, les enfants du village, ne sont plus évoqués au fil des pages.

Les ingrédients nécessaires à un bon thriller d’épouvante étaient donc là, mais ce roman est long, trop long ! J’avoue avoir “sauté” souvent des pages de descriptions inutiles comme les courses à faire et des aliments achetés, des pages de tentatives d’explications déjà abordées comme les flaques d’eau qui apparaissent dans le hall.

Bien sûr, on sent que l’auteur est un professionnel du genre mais je m’attendais à plus de rythme dans l’écriture, plus de rebondissements : la fin est très prévisible et c’est vraiment dommage. Je ne pense pas me précipiter pour lire un autre roman de cet auteur qui m’a laissée sur ma faim.

Note : 12/20

La vallée de la peur

Arthur Conan Doyle

Junior ... Ah bon ?

(Quatrième de couv’ : ) Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être affreusement assassiné. Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que, derrière cette affaire, se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone … Lire la suite … Riche d’intrigues et d’action, La Vallée de la peur, où l’on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriarty, adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.

Bien qu’aimant beaucoup les romans policiers, je n’avais jamais lu d’aventures de Sherlock Holmes. Pourtant ce personnage et son acolyte, le Docteur Watson, me sont familiers au travers de multiples adaptations à la télévision et au cinéma. Un ami m’a donc prêté ce roman, identifié comme “le meilleur” écrit par Conan Doyle. J’ose avouer que, à ma grande surprise, je me suis un peu ennuyée alors que cela n’a jamais été le cas pour un roman d’Agatha Christie. L’intrigue, découpée en deux époques, m’a plutôt donnée l’impression d’avoir deux romans bien distincts, pouvant être lus vraiment séparément. La première partie m’a semblée, pesante, longue, pas assez rythmée. Les personnages sont, à mon avis, très prévisibles et ce n’est, que vers la fin que tout s’agite un peu autour de la demeure. Le détective n’est pas assez mis en valeur, tout parait très vieillot, les situations comme les réactions et les dialogues. La seconde partie est trop détaillée et on sait très vite où l’auteur veut en venir. Ce qui fait que le suspens est gâché. Le style de l’auteur a, je pense, souffert du temps qui passe. Les descriptions sont trop longues, trop présentes et j’ai souvent “sauté” des pages. Je n’ai pas accroché aux intrigues car il y a peu de rebondissements. Les actions sont peu mises en valeur et, dans la deuxième partie, la montée en puissance a du mal à de mettre en place, alors qu’on connait la fin ! Malgré tout, j’ai voulu finir le roman, par acquis de conscience, comme on dit. Après cette déception, je ne pense pas relire une autre histoire de Sherlock Holmes qui va rester, pour moi, un personnage de télévision, version ancienne ou moderne, avec de l’allure, de l’humour et beaucoup de finesse dans ses enquêtes.

Note : 11/20

Nouvelles sanglantes

Une aventure de Vicki Nelson, tome 6.

Tanya Huff.

Le même type de couverture que les autres.

(Quatrième de ciuv’ : ) Vous souvenez-vous de moi ? Je m’appelle Vicki Nelson. Ancienne flic, j’ai dû renoncer à ma vocation à cause d’une maladie génétique. Mon histoire aurait pu s’arrêter là, mais j’ai découvert les monstres qui se cachent dans l’ombre… et j’en suis devenue un. Laissez-moi, en quelques histoires, vous donnez des nouvelles de Henry, Mike et, bien sûr, de la façon dont je gère mon statut de vampire nouveau né.

J’avais lu, il y a quelques mois les 5 tomes des “aventures de Vicki Nelson” et j’avais passé un bon moment, surtout avec les 2 premiers tomes. J’ai donc acheté ce 6ème tome en pensant lire une “vraie” suite des aventures de Vicki, inspectrice de son état. Mais ce tome n’est pas une suite ! c’est un ensemble de nouvelles, hétéroclites, qui fait penser à ce que l’on a parfois en bonus quand on achète un film en DVD ! on y retrouve, suivant les nouvelles, l’héroïne, seule ou non, dans sa nouvelle vie (je n’en dit pas plus pour ne rien dévoiler) : le premier récit est le plus intéressant mais le dernier est plutôt bizarre, tellement bizarre que j’ai survolé l’histoire au lieu de la lire vraiment.

Certaines nouvelles nous transportent loin dans le temps pour expliquer l’histoire d’Henry, vampire depuis quelques siècles. C’est une bonne idée car j’étais restée sur ma faim dans les romans précédents, où j’aurais voulu plus de détails sur sa vie d’avant.

On est donc balloté d’un récit à l’autre. L’écriture est fluide, comme à l’habitude, l’auteur attire notre attention sur certains points qui apparaissaient dans les autres tomes qu’il faut absolument avoir lus pour comprendre ce livre-ci.  Les personnages vus dans les autres histoires reviennent pour notre plus grand plaisir et parfois ce sont eux qui sont les héros des nouvelles, au lieu de Vicki. Ces “chutes de tournage”, pour faire encore l’analogie avec les films, se lisent donc facilement avec une réticence pour le dernier comme je l’ai dit plus haut, et qui fait terminer le livre avec un goût amer.

J’ai été, quand même, malgré tout, contente de retrouver Vicki, et surtout Henry et bien sûr Mike, le policier qui a réussi à s’organiser une vie agréable et constructive avec son enquêtrice préférée. Moralité : lire et avoir aimé les tomes précédents, obligatoirement !

Note : 13/20

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