La promise du clan Kincardine

Shana Abé.

 

Une collection inhabituelle pour moi

 

L’histoire est centrée sur Avalon, une héroïne au caractère bien trempé, quelque fois prise pour une sorcière par son peuple. Elle est solitaire car tout le monde se méfie de ses capacités pour les arts martiaux et de ses pouvoirs. Ce ne sont pas des pouvoirs extraordinaires, mais ils sont déjà assez forts pour que Marcus Kincardine voit en elle la guerrière qui pourra briser la malédiction de son clan. Il la réclame donc comme sa promise, lui qui n’était pas réapparu depuis des années à cause d’une croisade. Cette histoire prometteuse nous plonge dans un univers datant du 12ème siècle qui n’échappe pas au cliché du mariage arrangé.

Je ne pensais pas trouver un livre qui me plairait beaucoup dans cette collection chez J’ai Lu. C’est surtout grâce à l’auteure que je me suis décidée à l’acheter. Ayant lu une bonne partie de la série des Drakons, je ne pouvais me soustraire à cette nouvelle découverte ! Après quelques difficultés pour le trouver, j’ai pu le lire, et d’un seul trait ! L’histoire était tellement prenante, Avalon se retrouvant perdue dans un nouveau clan, avec une nouvelle façon de vivre, une nouvelle culture. Tous ces éléments me font pleinement apprécier l’histoire. J’ai plutôt l’habitude de la « romance paranormale », mais ici, on a plutôt à faire à de la « romance historique ». En effet, ne vous fiez pas au mot « sorcière » ! Mais j’ai bien retrouvé tout ce que j’aime voir  dans une relation : une femme indépendante ayant un caractère fort et, de l’autre côté, un homme fort, sûr de lui et quelque peu dominateur. Il est vrai que le paranormal m’a un peu manqué, mais, sans être un livre qui se démarque des autres par son originalité, c’est un roman très agréable à lire. En conclusion, je le conseille aux personnes appréciant ce genre de relations et qui incluent les typiques héros aux forts caractères !

Note : 15/20

Au bord de la Tombe

Chasseuse de la nuit, tome 1.

Jeaniene Frost.

 

Ah, une héroïne rousse =) !

 

Catherine Crawfield, ou Cat pour les intimes, est mi-humaine, mi-vampire. Elle est née d’une mère humaine (qui maintenant est un peu dérangée) et d’un père vampire, qu’elle cherche actuellement à tuer. On comprend mieux ce but quand on sait que le vampire a violé la mère de Cat. Notre héroïne se retrouvera capturée par Bones, un vampire plus que sexy, mystérieux et qui plus est : chasseur de prime. Pour la laisser (à peu près) libre de ses mouvements, il lui impose une association : elle l’aide dans sa « quête » et lui l’entraîne à devenir une tueuse encore plus talentueuse.

Au niveau de l’écriture, on ne peut pas dire que c’est merveilleux, mais ça se laisse lire sans problème, c’est assez fluide. Les descriptions sont bien dosées : pas de problème de lourdeur sur ce point là, ni de descriptions inintéressantes. Par contre, une chose qui alourdit quelque peu est le sexe. Je m’explique : l’action dans le livre est le moteur de l’histoire. Alors que l’on apprécierait quelques scènes bien disposées, ici, elles cassent l’action et donc l’histoire. Mais dans l’ensemble, il est clair que ce livre est un livre divertissant, sans plus.

Côté histoire, le duo Cat/Bones est vraiment attachant, et avec l’action et les combats, c’est l’équation idéale pour un bon livre (d’après moi bien sûr). Cat a, quant à elle, un sale caractère. C’est un point que j’apprécie indéniablement chez les héroïnes : je n’aime pas les blondes un peu idiotes (je n’ai rien contre les blondes, mais elles sont clichées dans ce genre de livres, pour ne pas citer Sookie). Bones est mystérieux, enfin dans la première partie du livre,  et sexy, et ça tout au long du livre ! Dans son entraînement, Cat fait de son mieux, même si son attirant entraîneur la distrait quelque peu. Pour ce qui est de l’histoire principale, on ne tombe pas de haut, pas de grosses surprises, mais le rythme rapide et soutenue arrive à compenser. Ce que l’on peut noter aussi, c’est absence de personnages secondaires attachants comme on les aime et la facilité déconcertante avec laquelle Cat tue les vampires « ennemis ». Finalement, c’est quand même une bonne lecture, il m’a été plaisant de lire le second tome qui est mieux ficelé. Je le conseille aux amateurs de Bit Lit et mais pas au lecteur étranger à ce monde : ils seraient surement déçus, ce n’est, en effet, pas une bonne première approche de ce genre.

Note : 14/20

Baby Challenge Bit Lit 2011

Ah ! voilà ce qu’il me fallait ! Un challenge de Bit Lit proposé par Livreaddict ;D ! Alors voici la liste des 20 livres (les plus plébiscités) :

1 – Anita Blake, tome 1 de Laurell K. Hamilton =>
2 – Mercy Thompson, tome 1 de Patricia Briggs =>
3 – Deux cierges pour le diable de Laura Gallego Garcia
4 – Rachel Morgan, tome 1 : Sorcière pour l’échafaud de Kim Harrison
5 – La communauté du sud, tome 1 de Charlaine Harris
6 – Femmes de l’Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong
7 – Hush, hush, tome 1 de Becca Fitzpatrick
8 – La maison de la nuit, tome 1 de P.C. Cast
9 – Les Chroniques de Mackayla Lane, tome 1 : Fièvre noire de Karen Marie Moning
10 – Twilight, tome 1 : Fascination de Stephenie Meyer
11 – La Confrérie de la dague noire, tome 1 : L’Amant ténébreux de J.R. Ward
12 – Les Vampires de Manhattan de Melissa De La Cruz
13 – Jaz Parks, tome 1 : Jaz Parks s’en mord les doigts de Jennifer Rardin
14 – Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ? de Beth Fantaskey
15 – Chasseuse de la nuit, tome 1 : Au Bord de la Tombe de Jeaniene Frost =>
16 – Prémonitions de L.J. Smith
17 – Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique de Ilona Andrews =>
18 – Une aventure de Vicki Nelson, tome 1 : Le prix du sang de Tanya Huff
19 – L’appel du sang, la seconde vie de Bree Tanner de Stephenie Meyer
20 – Le cercle secret, tome 1 : L’initiation de L.J. Smith

Certains qui me narguaient à la librairie. Voilà une raison valable pour les acheter ! Enfin si mon porte monnaie le veut bien …

Je sais que je pars sur de la facilité, mais c’est mon premier, il faut bien commencer quelque part non ? =)

Edit du 22 septembre 2010 : Nouvel article sur Au bord de la tombe.

Edit 2012 : 13/20 finalement !

Le livre des Tôda

La charmeuse de bêtes, tome 1.

Nahoko Uehashi.

Le Tôda est représenté ici comme un dragon chinois.

Ce premier tome nous plonge dans un Japon médiéval, quelque peu différent de part la présence de bêtes mystérieuses et fantastiques. Erin, une petite fille de 10 ans, va avoir beaucoup de problèmes : en effet, sa mère, soigneuse de Tôda, est accusée de la mort de plusieurs Tôda. Suite à cela, Erin va se retrouver loin de chez elle, chez un apiculteur qui la recueillera. Et cela, malgré le fait qu’elle a les yeux verts : ce sont les traits d’une population accusée de sorcellerie. Nous allons donc suivre, pendant les 2 tomes que compte la série, la vie d’Erin, de ses 10 ans à ses 18 ans.

Le premier tome n’a pas vraiment « d’action », mais étrangement, on n’en ressent pas le manque. Effectivement, on suit la vie tranquille d’Erin, qui ne rencontrera les Ojû qu’à la moitié du livre (à ce niveau du livre, la base de l’histoire est posée). Ces animaux légendaires changeront sa vie. D’après leur description, ce sont de majestueux Oiseaux/Loups, très grands et quelque peu agressifs envers les humains. Ce qui, bien sûr, n’est pas à leur reprocher car les humains, pour les contrôler, utilisent un sifflet à ultrason qui les « tétanise ». Les réflexions d’Erin sur les animaux, l’univers, le bestiaire, ses reproches vis à vis de l’homme envahissant la nature et l’extinction animale sont très agréables à lire et à cogiter. L’auteur arrive à nous emporter sans encombres et à nous rendre accro : j’ai en effet lu ce livre à vitesse grand V !  Et à la toute fin, on me coupe dans la lecture : « A suivre » qu’ils me disent … Mais où est le tome 2 ? Vite, allons l’acheter ! Aussitôt dit, aussitôt fait. Le deuxième tome mêle conflit politique, découverte plus profonde des Ojû, guerre et étude. Je conseille ces deux tomes pour découvrir la culture nippone, pour vous faire rêver pendant un week-end,  où, même si vous n’êtes (à votre avis) plus dans la catégorie « jeunesse », vous re-découvrirez cette catégorie avec plaisir.

Note : 17/20

Ps : Vous pouvez aussi regarder l’animé, nommé « Kemono no Souja Erin » qui compte 50 épisodes de 20 minutes chacun (je ne crois pas que tous les épisodes soient encore disponibles, mais au moins une bonne moitié). Mais attention ! Les choses y sont différentes : même si l’on retrouve la trame principale, les Ojû et les Tôda ne sont pas physiquement pareils (les Ojû n’ont pas de pattes avant ! Cela m’a contrarié !) et il manque beaucoup d’éléments du support papier.

Le pénitencier

Les Thibault, I.

Roger Martin du Gard.

Couverture faite avec une photo du film

Premièrement, il est assez difficile de comprendre Le pénitencier si l’on n’a pas lu Le cahier gris. Mais pour faire simple, bien qu’étant une suite, l’histoire raconte les efforts fait par Antoine, l’aîné de la famille Thibault, pour sortir son petit frère, Jacques, d’une sorte de pénitencier – d’où le nom du livre –. Après cela, il va falloir le réhabituer à vivre normalement et à avoir des relations sociales … Bonne chance Antoine …

Pour passer sur les points positifs du livre je peux dire qu’il est bien écrit et que les descriptions sont réalistes et finement dosées. Passons à ce qui m’a déplu. Quelque chose d’évident pour moi : le comportement de Jacques, énervant, enfantin et insupportable. Je n’accepte pas l’excuse qui dit qu’il a vécu dans sa petite prison dorée. Il ne vivait pas si seul que ça, il était surveillé, avait son valet/domestique et sortait parfois en ville – même si il passait son temps caché il aurait pu protester un peu ! -. Mais ce n’est pas seulement ça qui m’a rebuté, il ne faut pas prendre les femmes pour des poires – au sens propre comme au sens figuré -, on ne qualifie pas les femmes d’ »Appétissante », ni les forcer à un baiser langoureux dans un petit placard de développement photos ! Ce n’est pas fini, je voudrais parler de Lisbeth – merci pour cette superbe représentation de l’Alsace, d’où je viens… – : elle a vraiment une relation suspecte avec Jacques, des habitudes plus que bizarres même … En conclusion, un roman un peu long, sans trop d’action (encore un point qui m’a déçu), mais qui se lit sans trop de difficulté.

Note : 11/20

Dragon

L’age du feu, tome 1.

E. E. Knight.

Une couverture attrayante pour un fan de fantasy.

Ah, de la fantasy me direz-vous ! Eh bien oui. Nous commençons cette histoire de dragon dans une grotte où des œufs reposent tranquillement sous la surveillance de leur mère, puis des bébés dragons en sorte. Il est vrai qu’un début d’existence est difficile pour ces petits bouts d’écailles. Il faut être le plus fort de la portée pour avoir la plus grosse part de nourriture. Quelques temps plus tard, des nains attaquent le repère de la famille dragon, pillant les réserves d’or et de pierreries que les dragons mettent temps de temps à amasser. Seul Auron parvient à s’échapper. Nous suivrons donc son aventure dans un monde peuplé d’humains pas toujours amicaux avec des dragons, d’elfe, de nains et de bien d’autres créatures. Il sera encore plus dur pour Auron de survivre puisqu’il est un dragon gris, c’est à dire sans écailles, ce qui ne lui offre pas beaucoup de protection. Il comptera en effet plus sur sa vitesse et sa discrétion.

N’a-t-on jamais rêvé de voir la vie depuis les yeux d’un dragon ? Dans mon cas, c’est exactement ce qui me manquait avant de lire ce livre. Nous sommes plongé dans un monde plutôt médiéval, ce qui correspond bien avec le mythe du dragon, mais sans pour autant être une légende. En effet, la présence d’elfe et de nain nous prouve que cette histoire est avant tout un conte fantastique. La vie à travers les yeux d’Auron, ses réflexions, les découvertes extraordinaires qu’il fait, sont très bien retranscrite. Il est très plaisant de s’imaginer dans cet univers. On suit toute la vie de ce dragon, ses premiers pas, son premier feu (pas de feu de camp j’entends, je parle de jet de flamme), l’apparition de ses ailes, son premier vol. On ressent la même excitation que lui à certain moment (surtout vers le dernier tiers). Mais il est clair que le début du livre (et donc de la série) met l’accent sur la présentation du monde et des peuples. Il ne faut donc pas s’attendre à de l’action avant le troisième tiers du livre. C’est un point qui m’a déplu dans ce livre.  Bizarrement, je n’ai pas tout de suite été tenté de lire le second tome, même en sachant que le premier m’avait plu, peut-être est-ce car il parle d’un autre dragon, donc d’une vie différente ?

Note : 13/20

Morsure magique

Kate Daniels, tome 1.

Ilona Andrews.

Une bien moche couverture pour un livre de Bit Lit

Avec une couverture un peu moche, pas vraiment attractive, on aurait pu penser à un simili Narnia … Que nenni (enfin Absolument pas !). Dans un monde dévasté, où évolue l’héroïne, Kate, qui est une mercenaire (car elle a maintenant quitté l’Ordre des Chevaliers). Une mercenaire avec un langage quelque peu … brutal. En tout cas, elle n’a pas sa langue dans sa poche ! Habillée en noir, évidemment, de façon à cacher ses armes, elle nous montre un côté sombre qui est plus qu’attachant. Maintenant, que peut-elle faire ? Aider l’Ordre, tuer, partir en chasse, au choix. Elle choisit les trois : partir en chasse pour tuer l’assassin de son gardien, celui qui l’a élevé et qui était membre de l’Ordre.

Ce premier roman est un plongeon dans un monde où les « vagues de magie » rendent les technologies que nous connaissons tous (comme les voitures, ou électricité) inutiles. Comme si un grand champ magnétique déstabilisait une pauvre boussole. Ce monde est vraiment étrange. Alors que l’on a l’habitude que des vampires, surpuissantes et mystérieuses créatures, vous charment à chaque coin de rue dans les séries Bit Lit,  (je n’ai pas à m’en plaindre hein !) on a ici à faire à des sortes de goules/vampires, contrôlées comme les marionnettes par des nécromanciens. C’est un autre point de vue … A part cela je peux même vous dire que le deuxième tome est intéressant, tout comme le troisième. Un autre côté de la Bit Lit est évidement l’histoire d’amour secondaire (ou pas), elle est ici un prélude dans le tome 1, est évidente (mais pas encore marquée) dans le tome 2, et une réalité dans le tome 3. Dans l’ensemble, je vous conseille cette série, l’univers est vraiment plaisant, tout comme l’héroïne.

Note : 16/20

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