L’Heritage des Darcer

Marie Caillet.

Lecture en partenariat avec Michel Lafon et cela grâce à Livraddict, merci beaucoup pour cette superbe découverte  = ) !

Quelle magnifique couverture !

C’est une histoire très intéressante que nous propose ici Marie Caillet. En effet, nous suivons principalement la vie de Mydria (ou My pour les intimes), avec quelques passages qui se focalisent sur Orest, un assassin/voleur. My est la dernière de la ligné des Darcer, et cela va changer sa vie. Elle reçoit un jour un sifflet et une lettre lui expliquant qu’elle doit partir à la recherche d’un trésor, comme tous ses ancêtres. Pour réussir sa quête, elle obtient le Don d’Aile, un pouvoir capable de vous transformer en être volant … Bien des difficultés vont se dresser devant elle dans sa quête.

Ah, la première chose à dire est : la couverture est superbe ! C’est une de ces choses qui donne immédiatement envie de lire un livre, même sans connaitre le résumé ! Le mélange des couleurs est très bien choisi. Mais quand on retourne le livre et qu’on lit la quatrième de couverture, on peut  se dire que c’est une histoire déjà vue. Eh bien ! pas du tout, c’est vraiment étonnant ce qui peut se passer dans ce livre : les Bois, le Ravin, les mystérieux compagnons de route de My. J’ai quand même été déroutée de ne pas en savoir plus sur ces voleurs/brigands. Mais le style de l’auteure est agréable et passe comme un verre d’eau fraîche pendant un été caniculaire. Les descriptions sont bien dosées, pas de lourdeur, pas de paragraphes à rallonge. J’aime beaucoup les livres comme ça ! D’ailleurs, ce n’est pas juste un livre où l’on suit l’aventure de My : en effet, elle évolue psychologiquement tout au long du livre et c’est un bon point. Ah, j’oubliais : j’ai apprécié le fait que chaque descendant ait un animal attitré.

Voyons du côté de ce qui m’a déplu. La relation entre Orest et My est compliquée et bien narrée, mais j’ai regretté qu’elle ne soit pas plus prononcée. Je conçois bien que cela n’est pas nécessaire à une bonne histoire, mais pour moi, c’est  préférable. De plus, j’aurais vu plutôt un moineau ou un rouge-gorge pour My, mais ce n’est évidemment que mon avis … Vous pouvez constater qu’il y a une profusion de points positifs est très peu de points négatifs (qui pourraient ne pas exister si j’étais moins pénible…). En conclusion, c’est une très très bonne lecture et une auteure prometteuse. Il faudra suivre ça de près !

Note : 17/20

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La Prophétie maudite

P. C. Cast.

Belle couverture et résumé attirant

Ah ! En voilà un livre intéressant ! Je ne m’attendais pas du tout à trouver une histoire comme ça ! Nous suivons la quête d’Elphame dans sa recherche du bonheur et d’une nouvelle vie. Étant fille de l’incarnation de la Déesse Epona, elle est considérée depuis son plus jeune âge comme un objet de culte, et non comme une personne à part entière. De plus, elle est mi femme – mi centaure…, j’ai d’ailleurs eu du mal à comprendre à quoi elle ressemblait … Il est tout de même difficile d’imaginer quelque chose comme ça si l’on n’en a jamais vu en image ! Mais passons ! Elphame se met donc en tête de restaurer un château perdu dans une forêt. Beaucoup de villageois dans les environs vont l’aider (vu son rang, il sont tous ébahis devant cette femme centaure !).

Un livre comme ça, sans histoire d’amour, c’est impossible. C’est d’ailleurs une magnifique histoire  qu’on ne peut absolument plus quitter quand Elphame rencontre Lochlan (son prétendant, un peu monstrueux et ayant tendance à vouloir la sacrifier pour le bien de sa race). Ce livre est, en effet, essentiellement basé sur une histoire d’amour et  si vous voulez de l’action, passez votre chemin ! Il est vrai que cela ne m’a pas déplu, mais bon, il  aurait pu y avoir plus qu’un combat avec un sanglier … Nous pouvons tout de même nous réjouir : les personnages secondaires sont très intéressants et ils ne sont pas oubliés. L’auteure nous en parle sans pour autant nous détourner trop l’Elphame. D’un autre côté, il est clair qu’il n’y a pas de « méchants » dans ce livre (quoique peut être vers la toute fin). De plus, on remarque que, dans quelques passages, l’écriture est un peu enfantine. Mais dans l’ensemble, pour son histoire, ses personnages et son originalité, ce livre est un bon coup de cœur pour moi ! Tout ce que j’aime ;D !

Note : 17/20

Une belle histoire d’amour qui finit bien

Xavier Deutsch.

Lecture en partenariat avec  Robert Laffont et cela grâce à Livraddict, un gros merci = ) !

L'image est vraiment belle, sensuelle.

Ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude le lire, mais qu’à cela ne tienne, je m’y suis plongée pendant mes longues heures de permanence entre deux heures de cours. La couverture me faisait un peu penser à celles de Twilight (à cause des couleurs). Nous suivons la vie de 3 personnes, mais par les yeux d’une seule des trois. En effet, Paul, architecte, raconte la vie de ses deux amis dans une sorte de journal. Je n’avais pas très bien compris que cela était un journal avant la moitié du livre ! … Zoé est un peu fauchée mais trouve un mari dans l’homme qui lui aura demandé de poser nue pour lui. Achille, quant à lui, est assez renfermé et mystérieux. Le narrateur est un peu bizarre, à cheval sur tout les concepts, réfléchissant constamment sur le sens des choses.

Je trouve que la manière d’écrire de l’auteur est vraiment bizarre, pas dans le mauvais sens évidemment, mais je n’avais jamais lu de roman similaire … C’était une belle expérience, j’ai un intérêt particulier pour l’histoire de la rencontre de Zoé et de son mari. Je la trouve déjà bien courageuse de poser nue, mais en plus de se marier avec quelqu’un ayant des photos comme ça d’elle ! Je la trouve donc un peu idiote sur les bords, notamment à cause de ses réactions tout au long du roman (des coups de fils un peu inutiles, des attitudes étranges …). Il est clair que les réflexions de Paul m’énervaient quelques fois, surtout pendant la période où il reçoit des lettres qu’il ne doit pas ouvrir (du genre : vais-je l’ouvrir, ou pas, ou bien si, ou pas )… D’un autre côté, je ne sais pas ce qu’aurait donné ce livre s’ il avait été à la première personne pour Zoé, et donc que chacun écrive son histoire. Le fait que ce soit seulement Paul qui raconte donne une aura de mystère au livre. En conclusion, le livre a, tout de même, été agréable à lire, l’histoire avance vite, sans trop de pauses. L’auteur arrive à nous emporter sans qu’on se rende compte que l’on est déjà à la moitié du livre. C’est vrai que ce livre renferme plus de manipulations,  fourberies et autres petites cachotteries, mais pas vraiment de grande histoire d’amour à mes yeux. Vous pouvez donc lire ce livre, qui d’ailleurs n’est pas trop long, sans trop vous soucier du reste, vous passerez un bon moment, sans prise de tête. Un moment où l’on se contente de lire.

Note : 12/20

Le Glaive de Justice

La Saga de Xavi El Valent, tome 1.

François Darnaudet & Gildas Girodeau & Philippe Ward.

Lecture en partenariat avec les Éditions Rivière Blanche et cela grâce à Blog-O-Book, merci beaucoup ;D !

Je trouve que ce guerrier n'est pas très amical ...

Dès qu’on lit le prologue, on est plongé dans un monde mêlant Fantasy et guerre. Xavi est donc, dans la première partie du roman, un héros assez normal, mais quelque peu spécial tout de même : il peut en effet guérir les gens grâce à ses paumes. Mais dans ce monde, il n’est pas anormal de voir des nécromanciens, il ne faut plus s’étonner de choses comme ça ! De plus, ce roman est divisé en 3 parties, écrites respectivement par les 3 auteurs. Personnellement je n’en connaissait aucun. Je ne suis pas une fan incontesté de ce genre de livre, mais j’aime tout ce qui touche à la magie.

Il était étonnant, mais plaisant ne vous inquiétez pas !  de voir que les pays, régions, villes et même montagnes ont des noms très similaires à ceux existant actuellement ! En effet, le mont Canigò ne vous dit rien ? Et oui, c’est bien le Canigou maintenant. Mais je ne sais pas si ce sont les anciens noms ou des dérivés pour nous permettre de nous repérer … En tout cas, cela me permettait de bien situer les déplacements des troupes et personnages. D’un autre côté je me suis demandé si ce n’était pas de la facilité de la part des auteurs ? Un autre point, et pour moi une découverte, c’est un livre écrit par plusieurs personnes et que cela ce voit vraiment.  J’ai eu un léger trouble en lisant la première partie : quand un nom est suivi (et séparé à chaque fois par des virgules) de plusieurs titres et descriptifs. Cela brouille un peu la lecture d’une phrase.

Ah, j’oubliais, il était aussi quelque peu énervant et déroutant de suivre les deux côtés de la guerre. Tout comme dans le prologue, on ne sait pas trop qui est avec qui. Sinon, les personnages ont un caractère recherché, même si quelques fois, on les perd de vue trop rapidement … Dans l’ensemble, c’est quand même un roman agréable à lire, plus précisément, dans l’ordre, la deuxième, la première puis la troisième partie. La magie et tout ce qui touche à l’irréel est aussi un bon point dans ce livre. j’ai apprécié les originalités de ce côté, comme les flèches. Il ne faut pas oublier le bestiaire !, j’ai particulièrement aimé les lapins-tigres ! Je le conseille donc aux amateurs de Fantasy et de stratégie de guerre !

Note : 13/20

Canisse

Olivier Bleys.

Lecture en partenariat avec  Folio SF et cela grâce à Livraddict, merci beaucoup =) !

 

Quel gros animal !

 

Ce livre raconte l’histoire de Xhan, un des meilleurs gardes-pêche de l’univers, mis d’office à la retraite Il n’a plus rien à prouver, sait que sa fin est proche et  part à la recherche d’un poisson fabuleux que traquent aussi des braconniers. Que va-t-il trouver sur Canisse, cette planète mystérieuse qui ne figure sur aucune carte ? Il a un étrange pressentiment…

Voilà un livre démoralisant, sombre me suis-je dis après les deux premiers chapitres ! Mais j’ai continué car l’auteur a une excellente maîtrise de l’écriture. Les phrases sont très élaborées, le style est fluide et le vocabulaire recherché.

Le personnage principal n’a jamais connu ses parents. Il n’a pas d’histoires, vit seul et la maladie qu’on lui annonce ne lui laisse que peu de temps à vivre. On a envie d’accompagner, de l’aider et tant pis pour cette atmosphère pesante mais si bien retranscrite ! On se dit qu’il n’a plus rien à perdre quand un inconnu lui propose cette « dernière » aventure, sur la planète Canisse et qu’il a raison de tenter l’aventure. Petit à petit on le suit et on se rend compte que rien n’arrive par hasard et qu’une machination se dessine. Que font les braconniers et les « nouveaux arrivés » sur Canisse ? Pourquoi son organisme réagit ainsi à l’approche de cet animal monstrueux ? Les questions sont multiples ! On plonge, comme Xhan dans cette mer très spéciale à la recherche de son identité et du poisson gigantesque.

Les descriptions sont très vivantes, on s’imagine tout à fait en compagnie du pêcheur, on comprend ses réflexions, ses interrogations. La vie des habitants de la planète est aussi très bien racontée et on se prend à la comparer avec celle des premiers habitants de l’Amérique face à l’arrivée des Conquistadors. L’auteur n’est pas tendre avec ses personnages et on souffre avec eux.

Difficile de se détacher de cette prose, qui maintient le suspens jusqu’à la fin du livre… que j’ai donc dévoré en trois soirs. Je le conseillerais à des amateurs de science-fiction aimant les univers pesants, glauques et les terribles secrets que l’on découvre à la fin.

Note : 15/20

Rebelles

The Luxe, tome 1.

Anna Godbersen.

Lecture en partenariat avec Le Livre de Poche et cela grâce à Livraddict, je les remercie =) !

 

Une robe rose, pour un roman à l'eau de rose.

 

La vie tumultueuse d’une jeune fille issue d’une famille riche, voilà le contexte. Nous suivons donc la vie d’Elizabeth Holland, mais aussi, plus rarement, celle de sa petite sœur ou celle de sa servante. Elizabeth, pour sauver sa famille de mauvais placements effectués par feu son père, doit se marier avec Henry Schoonmaker, fils d’une famille new-yorkaise extrêmement riche. Elizabeth n’est pas vraiment heureuse de ce mariage arrangé. De plus, sa « meilleure amie », Pénélope Hayes complote contre elle. Pénélope est depuis toujours amoureuse (ou bien très intéressée) par Henry. Nous assisterons donc à des cachoteries, amourettes, fausses amitiés, scandales et désirs de vengeance !

Elizabeth Holland est morte. Et oui, on nous impose d’emblée sa mort. Est ce un moyen de nous déstabiliser, de nous avertir (de ne pas nous attacher à Elizabeth) ou simplement de nous gâcher la surprise ? Je pencherais plutôt pour la troisième possibilité. En effet, je n’ai pas du tout réussi à m’attacher au personnage. Je n’aime pas les personnes hautaines et c’est vraiment un défaut récurrent dans ce livre. Je ne dis pas que ce n’est pas normal, on est en effet à la toute fin du 19ème siècle ! Dès les premiers chapitres, on nous bombarde de nouveaux personnages, de nouveaux points de vue. Il est donc très difficile de s’y retrouver avant le moitié du livre : on suit Elizabeth, Diana (sa petite sœur), Carolina (sa servante), Pénélope et Henry. C’est aussi avec étonnement que j’ai constaté que le langage utilisé par l’auteur n’est pas si différent de celui d’aujourd’hui ! A mon avis, c’est un plus, je n’aurais pas aimé assister à un discours de politesse à chaque dialogue. On pourrait très bien comparer ce livre à Gossip Girl, c’est d’ailleurs la première chose qui me soit venue à l’esprit (quand j’avais enfin compris qui était qui !). Il est donc clair que ce livre appartient au genre Chick-lit (ou roman à l’eau de rose si vous préférez).

En conclusion, ce livre est plutôt plaisant, même si les personnages ne m’ont pas plu. L’époque et le problème des mariages arrangés sont bien abordés. On pourra aussi noter les lettres, articles de journaux, télégraphes et autres petites notes qui précèdent chaque chapitre, comme un rappel du chapitre précédent. Ce qui est très agréable. Je ne conseillerais pas ce livre aux habitués de Bit-lit comme moi, mais peut être à ceux de Chick-lit ?!

Note : 13/20

Dragonne

Didier Quesne.

 

Et oui, une femme-dragon !

 

Ah, voilà un livre intéressant! Nous suivons la vie de Lilith (voila déjà un prénom assez mystique) qui, dans son château, s’ennuie. Elle voit en rêve des paysages, comme si elle volait, mais elle se voit aussi déchiquetant du bétail et des animaux sauvages … Supers rêves me direz-vous. Elle sent bien, au fond d’elle-même,  que quelque chose se réveille. Quand je pensais dragon, je voyais un dragon, pas forcément gentil je vous l’accorde, mais pas une bête sanguinaire …

On est témoin d’une histoire impressionnante, angoissante, violente, mais d’une belle histoire d’amour quand même. Le caractère sanguinaire et bestial du dragon submerge quelque peu le plaisir que l’on a de trouver un dragon dans ce livre. Il est clair que la vision que nous apporte ce livre des dragons est nouvelle et déroutante. Mais le livre est très agréable à lire, on suit facilement l’histoire. On pourra juste noter que quelques passages du livre sont … vides, inutiles, il ne se passe rien.  Je pourrais aussi vous dire que j’ai eu de grandes difficultés à trouver ce livre, et que l’auteur est français, ce qui fait toujours plaisir ! En conclusion, bonne histoire, un mythe novateur, agréable à lire mais quelque peu sanglant (c’est ce qui m’a le plus déplu).

Note : 14/20

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