Ici et maintenant

Radiance, tome 1.

Alyson Noël.

Lecture en partenariat avec Michel Lafon et cela grâce à Blog-O-Book, merci pour ce spin off des Eternels.

Belle couverture, jolies teintes.

Une jeune fille de 12 ans, Riley Bloom,  se retrouve dans le monde Ici, enfin il n’y a pas de lieux particuliers, c’est Ici, simplement. Le temps ne défile pas, nous sommes toujours maintenant, et pas autrement. Un peu perdue, elle doit s’habituer à sa nouvelle « vie » (façon de parler, vu qu’elle est morte). Mais aussi à sa nouvelle fonction de Passeur d’âmes. A ses côtés, Caramel son golden retriever, et Bodhi son guide. Elle va devoir, comme première mission, déloger le « Rayonnant », un fantôme qui hante un château depuis des siècles, mais aussi le convaincre de passer le pont pour rejoindre l’autre monde.

N’ayant pas lu Eternels, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, mais la série principale a beaucoup de succès, donc je me suis dit que c’était un bon commencement. Déjà, plusieurs points m’ont dérangée. Le fait que l’héroïne s’appelle Riley : ce prénom fait trop adulte pour elle, c’est vrai qu’en plus, elle n’a que 12 ans et qu’elle a un discours d’une personne plus âgée. Si encore l’auteure lui avait donné 14 ans, ça aurait passé … Un autre point, mais pas le plus important, le nom de l’auteur sur la couverture : pas de majuscules … C’est vraiment un truc que je n’aime pas mais ce n’est pas très important pour les autres ^^ ». Passons. Alors là, par contre c’est le truc à ne pas me mettre sous les yeux : je vous explique, dans un dialogue « – Le jeu de mot était voulu, j’ai ajouté. » Vous voyez le petit « j’ai ajouté », c’est ce qui m’a le plus stressé tout le long du livre. Au lieu de mettre « ai-je », l’auteure met systématiquement « j’ai ». J’ai toujours l’impression que c’est une partie du dialogue et non la façon dont le personnage parle …

D’un autre côté, l’histoire en elle même est très bien, le sujet abordé (la mort) est intéressant. Même si le caractère de Riley est bien, c’est toujours son âge qui m’a dérangée. Le style reste néanmoins léger et agréable à lire. C’est vrai que je n’ai mis qu’une heure et demie à lire ce livre. Ca me parait vraiment peu. Je ne pense pas acheter la suite, mais si un partenariat venait à être organisé pour le tome 2, j’y postulerais tout de même. Ne serait-ce que pour savoir ce qui va arriver à Riley. En conclusion, ce n’est pas un livre que j’ai particulièrement aimé, ni plus ni moins qu’un livre sympa. Honnêtement, je ne sais pas à qui le conseiller, peut être aux lectrices d’Eternels si elles ont apprécié le style de l’auteure (en espérant que ce soit le même, car c’est un des seuls points positifs du livre à mon avis).

Note : 11/20

Miroirs

Gérard De Cortanze.

Lecture en partenariat avec Plon et cela grâce à Babelio, merci pour ce livre et pour le mot qui m’a servi de marque page  ;D !

Très jolie couverture ! Un miroir abimé.

J’aime, de temps en temps (enfin pas trop), me plonger dans les livres « historiques » relatant la vie de personnes inconnues, mais ayant eu une influence dans le milieu des arts, de l’artisanat ou de l’industrie. Je me réjouissais à l’idée de suivre l’histoire d’un noble, propriétaire d’une verrerie au temps de Louis IV.  Nous suivons donc la vie d’un jeune Baron, avec ses secrets de famille, ses problèmes avec l’état, Colbert et la future Manufacture Royale qui veulent découvrir le secret des grands miroirs et supplanter les Verriers de Venise. L’espionnage industriel (ou artisanal) a toujours existé !

Il est évident que le héros, amateur fou de miroirs interdits en France, ne fera pas le poids contre la police secrète de Colbert et que les promesses qui lui seront faites seront loin d’être tenues ! Il y a dans ce roman, un peu d’amour, de mystères, d’espionnage et de trahison mais j’ai trouvé que tout était trop lisse, trop fade. On lit ce livre très rapidement, sans s’attacher aux personnages et on se doute trop vite de ce qui va arriver. Le style est limpide mais c’est comme si on regardait l’intrigue de loin, sans rentrer vraiment dans le feu de l’action. Il manque des détails pour rendre ce récit plus vivant, plus dynamique, plus attachant. J’aurais aimé plus de descriptions, d’explications sur la fabrication de ces fameux miroirs, connaitre un peu plus la vie de ces verriers italiens expatriés en France, les réactions de ceux qui « tiraient les ficelles » à Paris et à Venise. Le Baron de Valognes, héros du roman, n’en est pas totalement un. On a du mal à s’intéresser à ses soucis, à le plaindre ou l’envier au fil des pages. En conclusion, la lecture est agréable mais on reste sur sa faim !

Note : 12/20