L’Amour m’a tuée

Les Vampires Argeneau, tome 02.

Lynsay Sands.

Lecture en partenariat avec Milady et cela grâce à Livraddict, merci pour ce deuxième tome ;D.

Miam !

Quoi de plus troublant pour Rachel que de voir le cadavre dont elle devait s’occuper lui parler et bouger ? Oui, notre héroïne travaille à la morgue dans le service de nuit. Elle espère de tout son cœur pouvoir enfin faire le service de jour. Mais quelques évènements vont venir perturber sa vie. Revenons-en à notre cadavre : Étienne, la cible d’un espèce de psychopathe qui ne veut rien de plus que la mort de notre beau vampire. Si vous avez lu le tome 1, vous êtes au courant qu’un vampire ne peut « infanter » qu’une seule personne. Et bien notre Étienne va se sentir obliger de faire cela à notre Rachel en gage de reconnaissance pour lui avoir sauvé la vie.

On aurait pu croire que l’auteur aurait améliorer sa mini « enquête policière » qu’elle compte apparemment inclure dans chaque tome. C’est vrai que dans le tome 1, c’était tellement évident que je me demande si ce n’était pas fait exprès … Bref, passons. Nous avons donc le droit dans ce deuxième tome à une histoire extra prévisible (plus que ça, tu fais pas). Le fait que le début du livre soit raconté dans le résumé est déjà déplaisant, je préfère garder une touche de mystère. Mais même passé ce cap : impossible de ne pas deviner la suite. De plus, ce même résumé nous présentait une histoire plutôt torturée, un amour interdit (etc …). On se retrouve avec une sorte de romance comique (quoi que je doute que le dernier point soit voulu), qui jouxte une simili histoire policière niveau 10 à 12 ans incluant un psychopathe un peu idiot et quelque peu enfantin sur les bords.

Je me suis aussi posée une question : Si un vampire ne peut infanter qu’une seule personne, et si quelqu’un comme Rachel est considéré comme un vampire, ce processus peut être infini non ? (Étienne > Rachel > Machin > Truc > Bidule … ect !? ) Mais si l’on décide de dire que le fait d’infanter divise par 2 le nombre de nanochirurgiens (j’appelle ça comme ça …), alors pourquoi le fait pour un vampire de mettre un enfant vampire au monde ne divise pas aussi par 2 le nombre de nanochirurgiens ? Surtout que certaines femmes ont eu plusieurs enfants et que ces mêmes enfants sont capables d’infanter. Cela veux donc dire qu’a chaque génération, la force de l’individu diminue ? Encore quelque chose qui est mal expliquée et un peu brouillon, même si l’idée en elle-même des nanochirurgiens est très bonne.

Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé ce livre, mais je venais de livre L’Amant délivré, qui incluait aussi une femme de milieu hospitalier, et aucune comparaison possible : Vampires Argeneau = aucun suspens. Il nous reste les personnages. Je peux dire que la non-compréhension de Rachel m’a énervé au plus haut point : ça va bien quelques pages, mais là c’était trop. Par contre, j’ai bien aimé Étienne, il ne sait pas toujours quoi faire et une des premières scènes incluant une histoire de rêve est vraiment marrante ! Les quelques touches d’humour restent, pour ma part, un des seuls points positifs du livre. Il est vrai que ce n’est pas un livre à la hauteur d’autres Milady. Je vous conseillerai donc, si vous êtes fan de Bit-Lit, de passer votre chemin. Sauf, bien sur, si vous avez des sous à dépenser et que votre collection de Bit-Lit de chez Milady est presque complète … En conclusion : très bof comme Bit-Lit (ça manque de combats !).

Note : 10/20

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Sang d’encre au 36

Hervé Jourdain.

Lecture en partenariat avec Pocket et cela grâce à Blog-O-Book, merci pour ce policier ;D.

Rien de spécial pour cette couverture

(Quatrième de couverture : ) Panique à la Crim’ : dans la région parisienne, les morts s’enchaînent. Un conseiller d’orientation, un prof de lettres, des victimes sans histoire… Toutes exécutées froidement suivant le même mode opératoire. Et le meurtrier, à chaque fois, se fend d’un courrier narquois à la presse. De quoi faire bouillir de rage le 36 quai des Orfèvres. L’équipe du commandant Duhamel multiplie les interrogatoires, sans succès. Aucun doute : c’est à eux qu’on s’adresse, personnellement. Pourquoi, sinon, affranchir ces lettres de revendication d’un timbre à l’effigie de Simenon, père du commissaire Maigret, grand connaisseur de la « maison pointue », dont le fantôme plane sur cette affaire ?

Voilà une histoire policière, somme toute assez classique : plusieurs meurtres d’hommes, à priori sans liens entre eux, une équipe de policiers commandés par un commandant  célèbre à la Crim’ et qui cherche, mais a du mal à comprendre et qui trouvera l’explication avec l’aide d’une tierce personne. L’histoire se déroule et on a juste envie de connaitre la fin, mais on n’arrive pas à vraiment s’attacher aux personnages. Pourtant, ce roman policier est bien écrit, trop descriptif peut-être, car on a l’impression d’être dans un documentaire sur les coulisses d’un commissariat, sa façon de procéder pour mener une enquête. C’est d’un style assez froid, avec des phrases trop « parfaites », avec malheureusement beaucoup de détails inutiles et on se perd un peu avec tous les « termes techniques », les abréviations et l’argot utilisé par ces policiers.  Ces descriptions nuisent à l’histoire, à son rythme et son déroulement. C’est dommage et un peu d’humour au fil des pages n’aurait pas fait de mal au récit.

J’aime les livres qui me tiennent en haleine jusqu’au bout, mais, ici, la fin était beaucoup trop prévisible à mon goût. Il manquait de suspens. Peut-être l’auteur s’attarde-t-il trop sur les personnages secondaires du récit ? Je ne suis pas arrivée à me mêler à l’équipe pour suivre l’enquête avec elle : comme si j’étais une stagiaire observant de loin alors que j’aime vivre l’histoire, vibrer avec les héros (ou héroïnes), dénouer les énigmes avec eux. Je pense que ce roman plaira à tout amateur de roman policier, mais je ne crois pas qu’il restera dans les mémoires. L’auteur, policier-écrivain, devrait persévérer et mettre un peu de fantaisie, de vivacité dans ses prochains récits, pour mieux accrocher le lecteur.

Note : 13/20

L’Empire du mal

Allan Folsom.

Lecture en partenariat avec Le Livre de Poche et cela grâce à Blog-O-Book, merci pour ce pavé livre.

 

La couverture n'est pas belle, de plus, aucun rapport avec le livre.

 

(Quatrième de couverture : ) Un chirurgien américain retrouve par hasard – à Paris – l’assassin de son père… Un détective génial et anticonformiste enquête pour Interpol sur sept cadavres sans tête, découverts en divers points du monde… Une organisation secrète, dirigée par un riche industriel d’origine allemande, vise à la restauration du nazisme sur fond d’expériences médico-chirurgicales inédites… Quel rapport existe-t-il entre ces trois histoires ?

On pourrait croire en voyant la couverture du livre et son titre que ce roman nous entraînerait dans l’univers du « fantastique ». Mais, pas du tout ! Nous sommes plongés dans le monde actuel, avec ses secrets, ses conspirations, ses manipulations. Trois histoires se déroulent et s’imbriquent petit à petit. Les liens qui les unissent deviennent de plus en plus visibles. Plusieurs personnages se détachent : un policier américain tenace qui ne lâchera pas sa proie et aidera ses collègues européens à résoudre les mystères de plusieurs meurtres, un médecin, américain aussi, qui, par hasard, retrouve le meurtrier de son père, et devient ainsi la cible d’une organisation secrète, un tueur, fanatique jusqu’au bout, et un vieux médecin allemand agissant dans l’ombre pour cette organisation…..que l’on finirait presque par excuser ! tant ils ont été manipulés. Je ne peux pas citer tous les personnages secondaires mais néanmoins très importants qui donnent à ce livre beaucoup de relief. Le rythme est très bien dosé, avec des moments angoissants, d’autres calmes et certains très agités. Les descriptions ne sont pas trop longues, juste utiles au récit. On se retrouve parfois dans l’horreur, les manipulations médicales, les assassinats multiples et gratuits. Ce roman est vraiment très bien écrit et il ferait un très bon film policier. On « voit » les personnages, on les imagine facilement, en quelques mots, on vit leurs aventures et on a envie de les aider.

Malgré le nombre de pages, je n’ai pas mis longtemps à lire ce livre car j’avais vraiment envie de savoir la suite. Des questions restent posées jusqu’au dernier chapitre et il ne faut surtout pas lire les dernières pages avant de commencer le roman, ce serait dommage de livrer le tout dernier secret. Moralité : j’ai beaucoup aimé ce livre et je le conseille aux amateurs de livres policiers.

Note : 17/20

La Jeunesse d’un Mage

Les Royaumes Oubliés – La Séquence d’Elminster, tome 1.

Ed Greenwood.

Lecture en partenariat avec Milady et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre à la couverture Milady inhabituelle.

A la façon des vieux livres

Elminster est un jeune berger dans un village tranquille. Un jour, un dragon et son cavalier ravagent son village ; il se retrouve donc seul. Grâce à l’aide de Mystra, la déesse de la magie, il va s’initier à cet art. Nous suivrons donc sa « jeunesse », semée d’embûches, il faut bien le dire, mais aussi de magie, dragons, elfes et guerriers. Certains seront fiers de l’aider, d’autres seront plutôt concentrés à essayer de lui voler ses pouvoirs, voir même de le tuer.

« Elminster », c’est déjà un nom qui m’a paru un peu bizarre : je m’explique, Elminster pour moi, je le prononce comme El Munster. Enfin bon, à part ça, ce fameux El n’a pas vraiment de personnalité. J’ai eu l’impression d’être un simple spectateur, sans être omniscient comme dans certaines séries. On voit défiler de gros morceaux de sa vie, comme si l’on observait quelqu’un uniquement pendant son travail : on ne le connait pas. Il est donc difficile de s’identifier au personnage. On se perd quelques fois dans les personnages car ce n’est pas toujours El qui est visé. Dans ces cas -à, je ne voyais vraiment pas l’intérêt de la chose : pas beaucoup de rapport avec ce qui se passe, seulement une vision du camp adverse où, comme d’habitude, on voit l’ennemi s’énerver de la réussite d’El. De l’autre côté, au niveau de l’histoire, j’ai une impression de « déjà vu » que l’on retrouve souvent dans ce genre de livre (un jeune qui se découvre magicien). El m’a un peu fait penser à Eragon (mais aucune vraie comparaison possible) à cause de sa quête. Quoique, les intentions d’El au fil de l’aventure sont floues, tout d’un coup, on le retrouve en train de chercher un grimoire, d’en voler un autre ou de combattre une armée à lui tout seul. Dans le dernier cas, je vous rappelle qu’il est passé de simple paysan à mage sans que l’on s’en rende compte. On ne nous donne que de gros blocs de sa vie, sans points de passage entre ces derniers. On dirait même une sorte de jeu où, pouf ! « level up : vous gagnez +100 de magie ». Le style d’écriture ne m’a pas marqué (ce qui n’est ni un bon, ni un mauvais point). En conclusion, je n’achèterais pas le tome 2, mais peut-être que si un parte le propose, j’y participerai (il reste à voir si le tome 2 sera encore sous la forme de « blocs »).

Note : 11/20

Immortels

Cate Tiernan.

Lecture en partenariat avec Black Moon et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre que j’ai énormément apprécié !

Jolie couverture, noire évidemment !

Une « jeune » fille qui n’en a que l’apparence : Nastasya. Voilà l’héroïne. Elle a en réalité 459 ans et est donc une immortelle. Elle passe ses nuits à faire la fête, boire et s’amuser. A la suite d’un acte cruel d’un ami, elle decide de partir et d’échapper à cette vie. Elle va donc atterrir dans une sorte de ferme de réhabilitation pour immortels. Pas toujours facile la vie dans cette ferme quand on est habituée au luxe !

C’est un livre que j’ai énormément apprécié. J’ai en effet adoré le personnage de Nastasya. Il faut tout de même noter son manque de sagesse pour son âge. Sinon, on a une grande impression de réalité. On est plongé dans l’histoire comme si c’était vraiment possible. Les caractères des personnages secondaires sont aussi très bien structurés. J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre le quotidien de Nastasya, sans que ce soit rébarbatif. Même si elle a l’air de se plaindre, je ne m’en suis pas rendue compte. Par contre, nos malheurs de la vie quotidienne semblent bien maigres en comparaison à tout ce qu’elle a vécu. On découvre peu à peu ses souvenirs, les origines des immortels mais aussi leurs secrets. Un de ces secrets (non non, je ne spoile pas, c’est annoncé dès le début) est le fait que les immortels utilisent la magie, deux sortes de magie, chacune aussi intéressante que l’autre. Je vous renvoie au livre pour en savoir plus. Vous trouverez plusieurs rebondissements inattendus, mais aussi du suspense. Côté défauts, très peu ou alors insignifiants. Pas beaucoup d’action mais j’avoue que je ne me suis pas du tout ennuyée ! Le récit est assez rythmé, pas de pauses longues. Quelques faits sont un peu prévisibles, mais il ne faut pas oublier que cela ce voit dans de nombreux livres …

C’est un livre qui, malgré le fait qu’il soit le premier de la série, n’est pas un tome d’introduction. C’est vrai que certaines séries font bien pâle figure quand on compare leur premier tome à ce livre. Mais il n’est pas que cela : on s’y pose des questions existentielles, sur la vie, la mort, l’utilité des choses etc… Dans l’ensemble, le livre est frais, original et très agréable à lire. On pourra aussi regretter le manque de développement sur certains personnages secondaires (que j’ai encore confondus à la fin du livre … Quoi que, c’est habituel chez moi). Je conseille bien évidemment ce livre à toute lectrice qui aime ce genre, pas vraiment identifiable en fait …

Note : 18/20