Le sang des anges

Chasseuse de vampires, tome 1.

Nalini Singh.

Des anges ? Où ça ?! *o*

Elena est une chasseuse de vampires, née comme telle. En effet, ce titre ne lui a pas été attribué car elle le souhaitait. Chassant pour trouver des vampires renégats, elle va se voir confier une mission par l’Archange de New York. Ce n’est pas qu’elle ne voulait pas nouvelle mission, mais là, c’est ou la réussite de cette dernière, ou la mort. Quoique, avec les anges, on ne sait pas très bien ce qu’ils comptent faire des minuscules humains qui rampent à leur pieds …

C’est un livre dont la couverture m’a attirée, tout comme le titre. Je n’avais encore jamais lu d’histoire incluant un ange comme personnage quasi principal : je parle ici de Raphael, l’Archange de New York. Un peu blasé de la vie, ce dernier trouve en Elena une nouvelle distraction et un moyen de traquer le tueur qui sévit alors à New York. Le fait que cet ange soit tout puissant et qu’Elena, malgré le fait qu’il pourrait la briser comme une brindille, lui tienne tête, est ce qui m’a le plus plu. J’ai beaucoup aimé le conflit interne qui se passe dans la tête de nos deux protagonistes !

Même si le thème des chasseuses de vampires est récurrent dans la Bit-Lit que j’ai l’habitude de lire, j’ai facilement accroché à ce livre à cause de la présence d’anges et de la relation Elena & Raphael. J’ai lu dans d’autres critiques que c’est exactement ces points-là qui avaient déplu …  L’évolution de la relation et des sentiments du duo est époustouflante, j’avais toujours envie de savoir la suite, ne serait-ce que pour savoir ce que serait le prochain dialogue entre Elena et Raphael ! Ce duo m’a un peu fait penser à Bones et Cat, mais le fait que Raphael soit vraiment puissant et qu’il n’y ait quasiment personne au dessus de lui (seulement des équivalents) m’a convaincu de fondre pour lui et non pour Bones.

La mythologie des anges que l’auteure aborde ici est un gros point positif pour ce roman. On comprend petit à petit qui est quoi, mais aussi pourquoi. Ce n’est pas comme dans certains premiers tomes où l’on nous balance tout, d’un coup. On a continuellement envie d’en savoir plus sur tout, que ce soit sur le fugitif qu’Elena doit retrouver, sur les anges en général, sur la société et son fonctionnement …

L’auteure sait mettre juste ce qu’il faut dans ses descriptions pour pousser le lecteur à ne jamais fermer le livre, à toujours en vouloir plus. Le mélange des sentiments exprimés, la réalité des caractères, mais aussi les différents personnages secondaires sont très intéressants. Il reste aussi les petites touches d’humour totalement idiotes qui sont dispersées dans le livre : c’est bien agréable et ça m’a fait sourire plus d’une fois !

Je ne trouve pas de défauts à ce livre, j’ai totalement apprécié la lecture et j’en redemande !! Je me jetterai sans hésitation sur le tome 2 quand ce dernier sortira ! Je le conseille à toutes celles qui aiment la Bit-Lit, et qui sont en manque d’anges !

Note : 19/20

Crépuscule d’acier

Charles Stross.

Lecture en partenariat avec Le Livre de Poche et cela grâce à Livraddict, merci pour ce SF long mais plaisant !

Type SF evidemment !

(Quatrième de couverture : ) Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l’invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu’une chose : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? ». De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes. Il n’en faut pas plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps. Et risquer l’anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l’Eschaton déteste qu’on touche à son histoire.
C’est qui, l’Eschaton ?

De la pure science-fiction délirante : voila ce que l’on peut dire de ce roman. Ce livre nous présente un monde complexe, des univers qui s’entremêlent, des voyages dans le temps. L’auteur a vraiment pris soin de détailler le pourquoi et surtout le comment du fonctionnement des objets rencontrés, des vaisseaux spatiaux. Il explique petit à petit à quoi sert le « festival » entité étrange parcourant l’espace intergalactique. On suit la vie d’une planète assez rétrograde et de ses habitants. Deux héros se détachent parmi les divers personnages du roman. On a du mal à les cerner au départ de l’histoire, mais on s’y intéresse et leur rôle s’affirme au fil des pages. Ces deux personnalités nous deviennent sympathiques. Les autres personnages qui gravitent autour font que l’on ne s’y attache pas, comme l’amiral ou les autres militaires. Ce sont souvent des caricatures. L’armée n’a pas souvent le beau rôle. L’auteur a fourni un travail très conséquent pour écrire ce roman extrêmement fouillé. J’ai mis plus de jours à lire ce livre que pour un roman de science-fiction classique. Au début, si l’on n’y prend pas garde, on risque de lâcher prise et de ne plus accrocher au récit. Il faut constamment réfléchir, se concentrer sur l’histoire. Il y a énormément de détails, souvent très compliqués. On a parfois l’impression de suivre un cours de physique. J’ai dû aller doucement et il m’est arrivé de recommencer certaines pages où les descriptions étaient denses, pleines de mots inventés, de démonstrations, de justifications.  Mais tout s’explique ! Enfin, tout est expliqué par l’auteur dont on se demande s’il n’est pas aussi un visiteur de notre futur tant ses explications sont persuasives ! L’écriture est « travaillée », le style est parfois grinçant et les hommes ne sont pas montrés sous leur meilleur jour. A la fin, on reste « sur sa faim » ! J’espère qu’il y aura une suite malgré le travail de lecture car il vaut mieux ne pas être fatiguée quand on se plonge dans ce récit. Je conseille dons ce livre à ceux qui aime la SF et qui aimeraient approfondir les notions qui y sont présentes grâce aux détails que donne l’auteur.

Note : 15/20

Traquée

Rebecca Kean, tome 1.

Cassandra O’Donnell.

 

On remarque un raté sur son index : le shuriken passe à travers ^^

 

 

Rebecca Kean est plus qu’une sorcière de guerre, elle est aussi mère d’une petite fille nommée Leonora (qui soit dit en passant, est un prénom super joli !). Elle tente désespérément de rester discrète et de ne pas se faire remarquer dans la ville où elle a élu domicile … Mais cela s’avère être une tache plus qu’ardue car cette ville est un vrai point de ralliement pour sorcières, loups-garous, muteurs, vampires et même démons ! Elle va, de plus, devoir aider la communauté des êtres paranormaux à retrouver des disparus …

Je n’ai que peu de reproches à formuler pour ce premier livre de la série. A l’inverse de certains premiers tomes qui ne font que poser les bases de l’histoire, des personnages et des mythes, Traquée mêle une histoire passionnante, des personnages attachants et surtout un univers très intéressant. Je vais approfondir les explications.

Rebecca est une héroïne qui ne se laisse pas faire (heureusement, dans ce genre de livre, c’est un peu obligé …), on a déjà vu ça, mais c’est quelque chose de presque incontournable qui reste pourtant très appréciable. Elle a une bonne répartie et ses pouvoirs lui permettent d’être respectée par tous (le fait que l’héroïne soit un peu surpuissante n’est pas ici un point négatif !). De plus, le récit est à la première personne, mais cela ne pas m’a pas, le moins du monde, dérangée (comme dans quelques autres livres). Son caractère est quelque peu instable, elle peut péter les plombs et même torturer quelqu’un sans problème, et cela est d’autant plus réaliste et agréable. Ce n’est donc pas la femme parfaite, mais elle a un côté sombre qui a su me convaincre. On pourra aussi parler des personnages secondaires. Ils sont en effet très intéressants et ont un caractère propre (pas comme certains personnages « papier-peint » vuss dans d’autres séries …). Raphael, le vampire qui l’aide dans sa quête, est un personnage dont j’ai eu quelque difficulté à cerner l’aspect. Je l’imaginais en effet avec un physique de jeune homme alors que ce n’est pas le cas …. Pour ce qui est des autres hommes qui débarquent dans la vie de notre chère Rebecca, je vous en laisse la surprise !

Pour ce qui est de l’intrigue et de l’action, je peux dire que ces deux aspects sont parfaitement dosés par l’auteure. Combats, meurtres, tout s’enchaine avec fluidité et ne laisse aucune place pour de l’ennui ! Il ne faut pas oublier l’humour, on peut d’ailleurs le remarquer à la quatrième de couverture … Il est présent et plaisant (ah, ça rime ^^ ! ).  En conclusion, c’est un pavé que je n’ai mis que 3 soirs à lire et qui va prendre une bonne place dans ma bibliothèque. Il ne faut vraiment pas passer à côté, je le conseille à toutes les amatrices de Bit-Lit, qu’elles ne passent pas à côté !!!

Note :  18/20

Traque sauvage

La légende de la femme-louve, tome 1.

Sylvie Wolfs.

Lecture en partenariat avec Sylvie Wolfs et cela grâce à Livraddict, merci pour cette découverte de l’Ouest sauvage !

J'adore cette typographie !

Dans l’ouest sauvage, une femme : Jewell O’Connor. Cette dernière n’est ni un super héros, ni une femme normale. Elle est spéciale, elle a été élevée par des indiens et dispose de pouvoirs qu’elle ne sait pas encore maîtriser. Mais, pour le moment, son but principal est d’échapper à un chasseur de prime qui veut sa peau : Wiley Hurt. Craint et respecté, ce dernier la poursuit depuis longtemps déjà.

Je vais commencer par vous parler de l’univers. De ce côté, c’est un immense plaisir de découvrir les contrées sauvages. J’ai beaucoup joué à un jeu sur Xbox 360 qui se nomme Red Dead Redemption et qui se passe aussi dans le Far West (je vous laisse cherchez si vous voulez voir ce que c’est). J’ai donc repris ce qui restait dans ma mémoire : les images des déserts, les falaises, les canyons et de la faune/flore. J’ai vraiment adoré me plonger dans ce monde car je n’avais jamais eu l’occasion de lire un livre utilisant cet environnement. Par contre, cette époque n’était pas propice à l’hygiène … Yerk !

Jewell est vraiment un personnage intéressant. Je pourrais aussi vous dire que l’auteur se joue du Bien et Mal : on ne sait vraiment plus si un personnage peut être classé dans les méchants ou dans les gentils. Mais je pense plutôt qu’ils sont tous mauvais à leur manière et à des degrés différents. Pour prendre un exemple : Wiley évidemment. Il tue sans scrupules, mais même avec cette cruauté, on ne peut pas s’empêcher s’apprécier son récit. J’ai même eu l’impression d’avoir honte de moi alors que cet homme n’hésitait pas à torturer les autres de manière horrible … D’autres savent se repentir : Molosse. Oui, ce dernier est un chien. J’ai particulièrement adoré ce « personnage ». Pouvoir plonger dans son esprit est fascinant. De plus, l’auteure rend ça tellement naturel qu’on voit ce chien comme un personnage secondaire. Je me demandais toujours où il était, ce qu’il pensait, et surtout ce qu’il allait faire. J’en suis même venue à m’inquiéter pour lui alors que c’est tout d’abord un chien sanguinaire …

Mais ! Oui, il y a un « mais ». Le livre est divisé en deux. La première partie était vraiment super intéressante, la fuite de Jewell, un passage qui se déroule d’une seule traite. Je m’explique, dans la deuxième partie, cela devient compliqué, il est difficile de faire la part entre réel et imaginaire. En effet, Jewell rêve souvent et on ne sait plus si l’événement en question s’est réellement déroulé ou non. En conclusion, la deuxième partie m’a moins emballée que la première, mais elle a tout de même été très agréable à lire. Je conseillerais ce livre à tout ceux qui sont avides de découvrir cet univers.

Note : 17/20

PS : Un grand merci à l’auteure Sylvie Wolfs pour ce livre mais aussi pour la dédicace qu’il contenait.

Numéro Quatre

Pittacus Lore.

Lecture en partenariat avec Baam! et cela grâce à Blog-O-Book, merci pour ce roman à l’origine du film qui sortira très bientôt  !

Affiche du film et du livre en même temps

Je me réjouissais de lire ce livre car la couverture laissait planer du mystère, une atmosphère angoissante. Je dois avouer que j’ai été déçue. J’ai du lire une dizaine de chapitres avant de m’intéresser vraiment à l’histoire et aux personnages. J’attendais une étincelle qui n’est jamais venue : le thème est traité de manière très classique, c’est Superman revisité avec le départ enfant de la planète natale et les superpouvoirs qui apparaissent, puis les méchants qui se manifestent. Ce qui m’a aussi beaucoup ennuyé, ce sont les clichés sur l’Amérique et la vie dans les lycées, avec le champion de sport Mark, qui s’attaque au nouveau, John, le fameux Numéro 4, car il a osé regarder son ex-chérie Sarah ! Il y a aussi un personnage, secondaire au début, Sam, qui est féru de littérature sur la vie extraterrestre, comme par hasard !  Il y a aussi plein de choses auxquelles on a du mal à croire, des situations un peu trop « téléphonées ».

Le style est simple, trop simple, linéaire. Il ne m’a pas entrainé dans le roman, ne m’a pas donné pas envie de « rentrer » dans l’histoire. L’humour est absent. Les descriptions ne servent pas l’histoire ; on imagine avec peine à quoi ressemble la planète quittée par John et Henri qui lui sert de père et qui ne lui explique pas grand-chose (et de fait, on manque aussi cruellement d’explications !).  Le nouveau personnage qui fait son apparition juste avant la bataille finale arrive comme « un cheveu sur la soupe ». Des zones de flou existent trop souvent entre les phases du livre. Les batailles, vers la fin du livre, ne sont pas décrites de façon révolutionnaire. Il manque, à tout moment, une vision du coté des extra-terrestres à la recherche de John.

Bref on ne croit pas beaucoup à cette aventure. J’ai tout de même voulu finir cette histoire et je suis restée sur ma faim. Irais-je voir le film, tiré du roman ? Rien n’est moins sûr !

Note : 11/20