Le Discours

Les enfants de Jessica, tome 1.

Luc Brunschwig & Laurent Hirn.

Lecture en partenariat avec Futuropolis et cela grâce à Babelio, merci pour cette BD, très bonne idée de Masse Critique spéciale en tout cas !

Sombre tout ça ...

(Qutrième de couv’ : ) Le Pouvoir des innocents se passait en 1997 et évoquait l’accession à la tête de la ville de New York, de Jessica Ruppert, grande humaniste. Nous sommes maintenant en 2007, Jessica, leader de l’opposition démocrate, est devenue la secrétaire aux affaires sociales du nouveau gouvernement, et de surcroît son premier membre ! Elle s’apprête à prononcer dans l’hémicycle du Congrès à Washington, un discours qui s’annonce déjà comme historique ! Toutes les télévisions et radios sont en place, les citoyens à l’écoute, ses ennemis à l’affût. Pour opérer une révolution totale dans la façon de penser la politique du pays, afin de sortir de l’économie de marché, de la mondialisation et d’intégrer l’urgence écologique, elle va proposer 200 projets de réforme pour une société plus juste. Mais, avant même de pouvoir commencer, c’est d’abord dans une lutte acharnée contre ses adversaires politiques, qu’elle doit se jeter.

Une bande dessinée à critiquer ! Voilà une chose que je n’avais pas encore fait. Je l’ai lue, d’une seule traite car, dés les premières pages, on est emporté par l’histoire. Je rectifie : plutôt plusieurs histoires en parallèle, morceaux de vie dont deux qui vont se rejoindre à la fin de ce tome. Le discours d’une des héroïnes du livre, devant le Congrès Américain, va servir de fil conducteur et l’histoire complète tient en une période d’une ou deux heures. Parfois, on voit des changements dans le dessin, dans le style plus haché et dans les couleurs, ce qui nous signale une explication, un retour en arrière, une plongée dans le passé d’un des personnages. On suit d’ailleurs plusieurs personnes à la fois, d’âge, de condition et de mentalités divers, mais une jeune héroïne se détache du lot. On a envie de la connaitre mieux, de l’aider et de partager son histoire. Chaque individu apporte sa pierre au récit, parfois en bien, parfois en mal, mais 2 personnages se détacheront des autres à la dernière page et je suppose qu’on les retrouvera dans le second tome. Le dessin est franc, net, très fouillé et réaliste, parfois trop même. Les auteurs ne nous mènent pas en bateau, nous montrant une vraie réalité possible, pas une vision idyllique. Les couleurs sont tristes, souvent dans les tons sépia, verdâtres et noirs mais elles cadrent avec le récit. On sent la noirceur ambiante dans cette vie New-Yorkaise, le coté glauque de la ville. Le découpage des cases surprend par moment. Il ne faut pas lire trop vite malgré l’envie de connaitre la suite. Dans tout cet univers, se profile aussi l’espoir d’une vie meilleure qui n’est pas loin, mais pour lequel il faudra encore lutter. En conclusion, je conseillerai cette BD plutôt à des jeunes adultes qu’à des adolescents.

Note : 14/20

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2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. bookkingdom
    Juin 20, 2011 @ 21:28:36

    J’ai hâte de lire cette bande-dessinée 🙂

    Réponse

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