La bombe des mollahs

Paul Faurey.

Lecture en partenariat avec Les Editions du Rocher et cela grâce à Livraddict, merci pour cette découverte plaisante !

Une couverture qui nous informe directement sur le lieu de l'histoire.

(Quatrième de couv’ : ) Syrie, Turquie, Iran… tous aspirent à disposer de l’arme atomique. Mais Israël fera tout pour les en empêcher. Absolument tout. Beyrouth, 1984. Michel Desjours, un officier français, est sauvagement assassiné dans le cimetière chrétien de la ville par Walid Kamal, terroriste palestinien responsable d’attentats meurtriers depuis trente ans. Istanbul, 2011. François Desjours, son fils, haut fonctionnaire, est envoyé dans la métropole turque pour exfiltrer Loubna Maalki, une physicienne syrienne, car elle détient les preuves d’un programme nucléaire iranien en cours. Elle n’est pas seulement traquée par le Français ; les services turcs, israéliens, iraniens la veulent, morte ou vive ; Walid Kamal tire les ficelles des intrigues. Agents doubles, triples, on ne peut se fier à personne. Les chemins de François Desjours et de Walid Kamal vont se croiser. Mais pour raison d’Etat, la vengeance est interdite.

Ce roman de Paul Faurey est le premier de ce genre (espionnage) que je me suis aventurée à lire. Le thème m’a tout de suite intéressée car l’intrigue se passe au Moyen-Orient, dans des pays dont on entend très souvent parler dans les journaux et à la télévision. Je dois avouer que j’ai eu du mal à suivre l’histoire pendant quelques chapitres. Il faut s’habituer, aux noms de familles étrangers, aux noms des villes et des quartiers et rester très attentive à tout ce qui se dit ! l’auteur est quelqu’un de certainement très pointilleux, très organisé, méticuleux…Je dirais même perfectionniste. Son roman est truffé de détails, d’explications sur l’enrichissement d’uranium, la fabrication de combustible, mais aussi sur les armes, les entrainements, en somme, tout ce qui touche au domaine du renseignement et du militaire. On se rend bien compte qu’il a fait ce « métier » ou le fait encore !. On en apprend aussi un peu plus sur la Franc-maçonnerie et ses règles mondiales, ses codes et habitudes solidaires.

Passé ce foisonnement de détails, on se familiarise avec les différents personnages, les bons et les méchants, les agents, simples ou doubles. Certains protagonistes ne se dévoilent pas complètement et on a envie d’en savoir plus. C’est là que j’ai été happée par l’histoire et que j’ai eu envie de continuer à lire. J’ai trouvé que ce roman était de mieux en mieux, l’écriture devenait plus fluide et j’ai commencé à voir les personnages comme dans un film style « James Bond ». Le rythme s’accélère donc à la deuxième moitié du livre que j’ai ainsi lue, d’une seule traite, pour connaitre la fin, que j’avais devinée mais donc je voulais comprendre les enchainements et si une suite pouvait être prévue. Les personnages secondaires, collègues français du héros, sont sympathiques, de même que l’héroïne physicienne syrienne. On a envie d’accompagner le héros François Desjours et ses collègues dans d’autres aventures aux quatre coins du globe.

Note 15/20

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L’oeil de Pâques

Jean Teulé.

Toujours le même genre de couverture.

(Quatrième de couv’ : ) Le centre du monde est à Calais, entre les falaises de craie et le trou dans le Channel. Le centre d’un monde où passent les orbites de six planètes bien humaines. Pâques, beauté métisse venue d’Inde, joue le rôle du soleil. Chacune lui tourne autour, attiré par la chaleur. Depuis la nuit des temps, ces planètes sont appelées à se percuter, pour faire jaillir des gerbes de bonheur lilas. Et pour que ce miracle advienne, un crime doit être commis.

Voici un livre, à propos duquel je reste vraiment très perplexe ! je l’ai acheté il y a quelque temps déjà, car j’avais adoré « le magasin des suicides » du même auteur. J’ai retrouvé le style de l’auteur, les phrases recherchées et bien construites, pleines de poésies, de métaphores, de couleurs et de vie… je m’attendais à lire un livre policier, avec une enquête, des gentils et des méchants, avec des indices et une solution ! au bout de quelques pages je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout ça : c’est un roman qui tient du délire complet, l’histoire débutant 15 millions d’années avant le crime. On remonte le temps chapitre après chapitre ceux-ci étant comme des flashs qui se succèdent. Il est très difficile de résumer l’histoire, de la raconter : il faut lire et se laisser porter par l’ambiance irréelle. Plusieurs personnages apparaissent, tous plus étranges les uns que les autres par leurs apparences ou leurs façons de se comporter. Leurs destins vont être réunis à la fin du livre, mais pour moi, ce n’est pas ce qui compte ! l’histoire importe peu, c’est la musique du livre, l’écriture délirante, le coté décalé de Jean Teulé qui font avancer dans le roman, comme en apesanteur. Et j’ai avancé, méthodiquement, en essayant de me rappeler d’un soir à l’autre où en était l’enquête ! que devenaient les personnages, notamment Pâques, demoiselle métisse à l’apparence étrange avec son œil rose aveugle. J’ai été embarquée, malgré la difficulté à me repérer, dans le monde particulier de l’auteur, monde charmant, enivrant et délirant à la fois. J’ai juste regretté qu’il manque cette délicieuse touche d’humour du précédent livre que j’avais lu. Et, finalement, je vais continuer à explorer les livres de cet auteur : il m’intrigue vraiment par son style original.

Note : 14/20

Les dames de Grâce Adieu

Susanna Clarke.

Lecture en partenariat avec Robert Laffont et cela grâce à Livraddict, merci pour cette bonne découverte !

Un couverture pas vraiment joyeuse

(Quatrième de couv’ : ) Ne vous laissez pas prendre au charme paisible de la campagne anglaise. Un pont ancien ou une trouée dans un bosquet peuvent être autant de passages pour l’Autre Pays, ou vivent les fées. De nombreux mortels s’y sont égarés, parfois sans espoir de retour. À cheval entre notre monde et l’Autre Pays vivent les magiciens. Et les magiciennes. Malicieuses, cachottières et impertinentes sous leur apparente modestie, elles s’opposent à la magie masculine qui, comme celle de Jonathan Strange & Mr Norrell, combine l’arrogance à la violence. Elles créent sous la surface du réel des ondes d’émotions, troublent délicatement l’ordre des choses, modifient imperceptiblement le sens commun. Les dames de Grâce Adieu sont trois. Pour protéger leur relative liberté, elles explorent avec délices les maléfices interdits. Leur consoeur, dans un autre lieu et un autre temps, use de toute sa ruse pour se débarrasser des soupçons d’un mari malcommode. Et quand le duc de Wellington entre dans l’Autre Pays pour récupérer son cheval, est-ce à une fée ou à une magicienne qu’il doit se confronter ? Les ruses de la gardienne de Marie Stuart, prisonnière sur ordre d’Élisabeth Ière, sont-elles réellement celles d’une humaine ? Quant à Mrs Mabb, qui aime trop les beaux militaires, surtout s’ils sont fiancés à une autre, elle se heurtera à la joyeuse, et très efficace, cruauté de sa rivale.

Laissez-moi, tout d’abord vous parler du livre, de son aspect physique : la couverture est d’un toucher très agréable, le papier grainé, utilisé pour les pages, de belle qualité, à l’ancienne. Les illustrations, au début de chaque nouvelle et insérées parfois à l’intérieur de celles-ci, sont magnifiquement réalisées, à l’encre noire, avec des traits fins et délicats. Elles reflètent bien le style de l’auteure, expressif, envoûtant, en même temps très classique et très contemporain. Un peu sceptique au début de la première histoire, je me suis laissée emportée par la poésie et la magie qui imprègnent les pages. Les nouvelles sont toutes très originales. Elles ne se ressemblent pas (l’une d’elle est même écrite en » vieux français », ce qui est assez déroutant d’ailleurs) mais on reconnait la patte de l’auteur, son goût pour la précision, son écriture ciselée. Les histoires se terminent parfois abruptement, sûrement pour nous laisser imaginer la fin (bonne ou mauvaise), à notre idée, les fées n’étant pas toujours de « bonnes fées » !

L’auteure nous oblige ainsi à continuer l’histoire virtuellement. Cela déroute tout de même, mais on s’y fait très bien. Notez qu’il y a toujours, dans chaque nouvelle, une bonne dose d’humour, tantôt noir et grinçant, tantôt léger et délicat. C’est ce qui m’a incitée à lire d’un trait chaque histoire. Je n’ai pas encore parlé des personnages découverts au fil des pages : ils sont étonnants, féeriques ou pas, naïfs, attachants ou repoussants suivant les moments et les histoires mais ils ne nous laissent jamais indifférents.

Le style de Susanna Clarke m’a littéralement emballée, je suis tombée sous le charme de cette plume fantasque et fantastique, d’un style à la fois ancien et moderne. Je ne connais pas ses autres écrits mais je crois que je vais les lire pour me plonger à nouveau dans son univers de magie.

Note 16/20

Nouvelles sanglantes

Une aventure de Vicki Nelson, tome 6.

Tanya Huff.

Le même type de couverture que les autres.

(Quatrième de ciuv’ : ) Vous souvenez-vous de moi ? Je m’appelle Vicki Nelson. Ancienne flic, j’ai dû renoncer à ma vocation à cause d’une maladie génétique. Mon histoire aurait pu s’arrêter là, mais j’ai découvert les monstres qui se cachent dans l’ombre… et j’en suis devenue un. Laissez-moi, en quelques histoires, vous donnez des nouvelles de Henry, Mike et, bien sûr, de la façon dont je gère mon statut de vampire nouveau né.

J’avais lu, il y a quelques mois les 5 tomes des « aventures de Vicki Nelson » et j’avais passé un bon moment, surtout avec les 2 premiers tomes. J’ai donc acheté ce 6ème tome en pensant lire une « vraie » suite des aventures de Vicki, inspectrice de son état. Mais ce tome n’est pas une suite ! c’est un ensemble de nouvelles, hétéroclites, qui fait penser à ce que l’on a parfois en bonus quand on achète un film en DVD ! on y retrouve, suivant les nouvelles, l’héroïne, seule ou non, dans sa nouvelle vie (je n’en dit pas plus pour ne rien dévoiler) : le premier récit est le plus intéressant mais le dernier est plutôt bizarre, tellement bizarre que j’ai survolé l’histoire au lieu de la lire vraiment.

Certaines nouvelles nous transportent loin dans le temps pour expliquer l’histoire d’Henry, vampire depuis quelques siècles. C’est une bonne idée car j’étais restée sur ma faim dans les romans précédents, où j’aurais voulu plus de détails sur sa vie d’avant.

On est donc balloté d’un récit à l’autre. L’écriture est fluide, comme à l’habitude, l’auteur attire notre attention sur certains points qui apparaissaient dans les autres tomes qu’il faut absolument avoir lus pour comprendre ce livre-ci.  Les personnages vus dans les autres histoires reviennent pour notre plus grand plaisir et parfois ce sont eux qui sont les héros des nouvelles, au lieu de Vicki. Ces « chutes de tournage », pour faire encore l’analogie avec les films, se lisent donc facilement avec une réticence pour le dernier comme je l’ai dit plus haut, et qui fait terminer le livre avec un goût amer.

J’ai été, quand même, malgré tout, contente de retrouver Vicki, et surtout Henry et bien sûr Mike, le policier qui a réussi à s’organiser une vie agréable et constructive avec son enquêtrice préférée. Moralité : lire et avoir aimé les tomes précédents, obligatoirement !

Note : 13/20