L’esclave

Les livres des rai-kirah, tome 1

Carol Berg.

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce poche SF très plaisant !

La couverture correspond très bien.

(Quatrième de couv’ : ) Seyonne n’a pas toujours été esclave. Autrefois, les membres de son peuple étaient les gardiens d’une magie protégeant le monde contre les démons. Autrefois… avant que les Derzhi ravagent leur terres et les réduisent en esclavage. Après seize années de misère et d’humiliation, Seyonne est résigné: il attend la mort en évitant le surcroit de souffrance qu’apportent l’espoir et le souci d’autrui. Mais, lorsqu’il est acheté pas Aleksander, prince de l’empire derzhi, son fatalisme désespéré vacille. Ce nouveau maître, d’une insouciante cruauté, héritier d’une civilisation qui a assujetti la sienne et règne sans partage sur son monde, semble la proie des démons. Que deviendrait le monde sous l’emprise d’un empereur à leur merci? Devinant en Aleksander les germes de la grandeur, l’esclave devra, pour la sauver, trouver la force de mener son dernier combat.

Ce premier tome de la trilogie Les Livres des Rai-Kirah correspond tout à fait à ce que j’attendais d’un livre de Fantasy. On y retrouve une histoire riche de détails et de rebondissements, comme j’adore. Tout le récit est à la « première personne » et on vit l’histoire dans la peau de Seyonne, esclave depuis une dizaine d’années. On se rend compte tout de suite que les aventures vont avoir deux héros : Seyonne et Aleksander, futur empereur, qui vient de le racheter. Le début nous entraine dans le monde de l’esclavage, monde très dur à supporter mais cette partie est indispensable pour comprendre ce monde, ses différents peuples et leurs codes, leur façon de vivre. Tout est superbement décrit, captivant et cohérent, mais incomplet, peut-être pour nous laisser découvrir d’autres facettes de ce monde dans les livres suivants.

Les deux personnages principaux vont évoluer au fil des pages et comprendre que leur destin est lié. Le Maître va petit à petit s’humaniser, l’Esclave va retrouver sa dignité, ses pouvoirs et va aider ceux qui l’ont rendu esclave, mais aussi son propre peuple qui l’a renié après sa capture.  Tout les oppose, leur éducation, leurs idées mais ils vont se rejoindre car ils ont besoin l’un de l’autre et ont l’intelligence de le comprendre. Tout s’enchaine bien, on est captivé du début à la fin qui devient plus animée, avec les combats contre les démons, esprits malfaisants décrits de façon originale, comme des parasites. On retrouve aussi des personnages secondaires classiques : chef des esclaves, amis d’enfance, ancien précepteur, amour « perdu »… Il y a tellement de descriptions, de personnages intéressants, que j’ai envie de lire très vite la suite pour les retrouver, me replonger dans ce monde de style médiéval et souvent cruel, mais où règne aussi la magie, le merveilleux.

En résumé, un livre excellent, prenant et original d’une auteure qui a vraiment beaucoup de talent et un bel avenir dans ce style.

Note : 18/20

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La vallée de la peur

Arthur Conan Doyle

Junior ... Ah bon ?

(Quatrième de couv’ : ) Sherlock Holmes vient à peine de déchiffrer un message codé le prévenant qu’un certain Douglas, de Birlstone Manor House, est en danger, qu’il apprend par l’inspecteur MacDonald de Scotland Yard que Douglas vient d’être affreusement assassiné. Par le signataire du message, Sherlock Holmes sait que, derrière cette affaire, se trouve son ennemi juré : le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Accompagné de son fidèle Watson, Holmes se précipite à Birlstone … Lire la suite … Riche d’intrigues et d’action, La Vallée de la peur, où l’on voit Sherlock Holmes se mesurer avec Moriarty, adversaire en tous points à sa taille, est sans doute le meilleur roman de Conan Doyle.

Bien qu’aimant beaucoup les romans policiers, je n’avais jamais lu d’aventures de Sherlock Holmes. Pourtant ce personnage et son acolyte, le Docteur Watson, me sont familiers au travers de multiples adaptations à la télévision et au cinéma. Un ami m’a donc prêté ce roman, identifié comme « le meilleur » écrit par Conan Doyle. J’ose avouer que, à ma grande surprise, je me suis un peu ennuyée alors que cela n’a jamais été le cas pour un roman d’Agatha Christie. L’intrigue, découpée en deux époques, m’a plutôt donnée l’impression d’avoir deux romans bien distincts, pouvant être lus vraiment séparément. La première partie m’a semblée, pesante, longue, pas assez rythmée. Les personnages sont, à mon avis, très prévisibles et ce n’est, que vers la fin que tout s’agite un peu autour de la demeure. Le détective n’est pas assez mis en valeur, tout parait très vieillot, les situations comme les réactions et les dialogues. La seconde partie est trop détaillée et on sait très vite où l’auteur veut en venir. Ce qui fait que le suspens est gâché. Le style de l’auteur a, je pense, souffert du temps qui passe. Les descriptions sont trop longues, trop présentes et j’ai souvent « sauté » des pages. Je n’ai pas accroché aux intrigues car il y a peu de rebondissements. Les actions sont peu mises en valeur et, dans la deuxième partie, la montée en puissance a du mal à de mettre en place, alors qu’on connait la fin ! Malgré tout, j’ai voulu finir le roman, par acquis de conscience, comme on dit. Après cette déception, je ne pense pas relire une autre histoire de Sherlock Holmes qui va rester, pour moi, un personnage de télévision, version ancienne ou moderne, avec de l’allure, de l’humour et beaucoup de finesse dans ses enquêtes.

Note : 11/20