Les manuscrits de Kinnereth

Les Naufragés de l’Entropie, tome 2.

Frédéric Delmeulle.

Lecture en partenariat avec Le Livre de Poche et cela grâce à Livraddict, merci pour ce deuxième tome !

Un beau sous marin !

(Quatrième de couv’ : ) De mystérieux manuscrits découverts dans le désert du Neguev sont soumis à Sphinx et Yove, experts en documents énigmatiques. Ils semblent avoir été rédigés par un contemporain de Jésus de Nazareth et, bizarrement, comportent des indices concernant Childebert Kachoudas, ex-compagnon de la charmante Sphinx, disparu dix ans plus tôt. Dans le Neguev, Sphinx et ses amis vont retrouver comme par miracle le Vertov, sous-marin nucléaire transformé en machine à voyager dans le temps. Merveilleux engin pour remonter à l’époque de la rédaction des manuscrits de Kinnereth, de la Crucifixion, et peut-être de la retraite de Childebert. Et découvrir l’origine de bien des choses …

Avec, en couverture, le dessin d’un sous-marin échoué dans un endroit désertique, je m’attendais à un vrai roman de science-fiction. J’avoue avoir été assez surprise car j’ai eu plutôt tendance, au début, à classer ce livre parmi les romans ayant trait aux religions et à leurs mystères. Il faut dire que l’on a très vite connaissance de problèmes soulevés par des manuscrits retrouvés qui relatent la fin de la vie du Christ et, apparemment, l’intrusion dans cette époque d’une personne venant du futur. Le narrateur, homme persuasif, entraine l’héroïne, scientifique et ex-femme du mystérieux voyageur temporel, ainsi que ses compagnons dans le passé. Voilà le décor posé et il va falloir du temps pour que l’histoire de « décante » ! que ça s’agite et que l’on aboutisse à des révélations bien différentes de celles imaginées au début de la lecture. Un peu sur ma faim dans le premier quart du livre, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire le reste. Tout tourne autour de la recherche de Child, l’ex de Sphinx. Le fameux sous-marin emporte tout le monde dans le passé et on se retrouve en Palestine, à vivre presqu’en direct les derniers jours de Jésus. Les situations sont parfois un peu attendues, comme la scène torride entre le narrateur et Sphinx dans le désert, ou comme les courses-poursuites, les problèmes spatio-temporels, mais il y a enfin des choses qui évoluent. Il y a beaucoup de descriptions, beaucoup d’explications (trop parfois) ce qui contribue à casser le rythme et permet de rebondir plus loin. Je me suis beaucoup attachée à l’héroïne, qui traine un certain mal-être, son beau-père et ses copains papys-rockeurs aux réflexions intéressantes, pertinentes pour celles de Lapin ! l’auteur a su rendre le narrateur, fonctionnaire à l’ONU, étrange et distant, assez antipathique au fond. Tout au long du récit, je suis restée détachée de ce personnage, persuadée qu’il cachait quelque chose. Je ne vous en dirai pas plus, vous laissant découvrir l’histoire de ce livre original, mêlant plusieurs genres de littérature pour le bonheur et la surprise du lecteur.

Note : 16/20