L’heure des fous

Nicolas Lebel.

Lecture en partenariat avec Marabout et cela grâce à Livraddict, merci pour ce super livre !

heure des fous

( Quatrième de couv’ ) : Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard… Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité. L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

Une vraie tornade, ce bouquin ! on en prend plein les mirettes en lisant les péripéties des inspecteurs de ce commissariat de quartier, anonyme comme tant d’autres en France. Voilà donc un polar dans la tradition des romans à dévorer lors d’un long voyage en train, par exemple, pour éviter l’ennui de voir défiler les paysages.

Les chapitres sont courts, le découpage de l’histoire ressemble à celui d’un feuilleton. Ce pourrait être le scénario d’une bande dessinée ou d’un film tout à fait actuel. Tous les ingrédients y sont : l’action évidemment, le mystère, les personnages truculents, les méchants, les gentils et la touche d’humour. L’histoire est classique : un meurtre, des disparitions, des policiers. On entre dans l’univers des SDF et de la banlieue livrée à elle-même et où se reconstruit un mode de vie différent avec ses codes plus ou moins secrets ! on navigue, au gré des découvertes des inspecteurs, des hauts lieus parisiens au bas-fonds, jusqu’au dénouement final sans surprise mais qui réjouit. Les personnages sont très attachants, surtout Mehrlicht, le capitaine, un original, très cultivé et ne s’exprimant qu’en argot, déroutant pour certains de ses interlocuteurs. Son équipe est hétéroclite mais tous s’entraident et sont complémentaires, même le petit nouveau.

On retrouve aussi, évidemment, la rivalité entre les policiers « de base » et les « agents secrets » qui avancent masqués pour s’approprier les découvertes. Ils n’ont pas le beau rôle et on est solidaire de l’équipe d’enquêteurs. Mehrlicht et ses inspecteurs sont très humains et l’amitié a une grande importance, le soutien envers un collègue très malade aussi. Cela nous montre une autre facette de ces personnages, avec leurs failles et dans leurs vies après le bureau.

L’auteur a écrit ce premier livre qui, j’espère ne sera pas le dernier, avec du rythme, des phrases bien amenées, un style net et franc. On est en plein dans notre époque malgré les références à Michel Audiard et ses répliques célèbres et que j’ai adoré retrouver au fil des pages. Une très agréable découverte donc que ce livre policier !

Note : 16/20

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Lalibrosphere
    Oct 05, 2013 @ 17:05:20

    Je vois que toi aussi tu aimes beaucoup les policiers/thrillers !

    Je ne connaissais pas celui-ci, mais il m’a l’air bien sympa. Bonne continuation

    Réponse

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