Tout passe

Bernard Comment.

Lecture en partenariat avec Points et cela grâce à Livraddict, merci tout de même pour ce livres de nouvelles !

Tout passe

(Quatrième de couv’ : ) Une vieille dame qui s’apprête à partir avec ses secrets, dans le calme d’une piscine. Un fils qui s’interroge sur un père qu’il n’a pas connu ou presque. Un veuf qui enterre méthodiquement sa richesse. Les conséquences d’une fausse annonce. Un lecteur dans une bibliothèque numérique, par temps de panne électrique. Dans chacun des neuf récits qui composent ce livre, des bribes de passé se dévoilent, et une interrogation se pose, sur le futur et ce qu’il convient de lui transmettre ou non. Que retient-on d’une vie ? De sa propre vie ? Qu’en restera-t-il ? Quelles traces laisser ? Comment infléchir le destin ? Dans un monde qui change, où la continuité est peut-être une illusion qui fait naufrage, les personnages inventés par l’auteur essaient de faire le point (comme on dit aussi d’une caméra). Pas forcément pour y voir clair. Mais pour garder les yeux ouverts, avant la nuit, et dans la nuit.

Je sais que beaucoup de personnes n’aiment pas les livres de nouvelles : moi j’aime bien car ça permet de « vivre vite » une histoire, d’être tout de suite accrochée, d’aller à l’essentiel. Le résumé de ce livre de Bernard Comment m’a tout de suite attirée. Mais comme le dit très bien le titre : « tout passe »…et c’est ce qui est vraiment arrivé. Les neuf histoires sont passées, sans rester dans ma mémoire, comme un coup de vent lancinant emportant les mots, les personnages, les histoires. Je n’ai pas apprécié le style de l’auteur, fluide et recherché mais trop répétitif, sans vraies pauses entre les phrases, les descriptions. Il manque d’espaces de respirations et les histoires s’enchaînent trop vite pour pourvoir les savourer. On a du mal à suivre. J’ai eu l’impression que la fin était parfois tronquée ou même inexistante, qu’il manquait une explication (par exemple pour « un fils »). J’ai eu du mal à « comprendre » l’intérêt de certaines nouvelles comme « hors-jeu » ou « une panne ». Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Les personnages ne sont pas attachants, ils m’ont semblé interchangeables d’une histoire à l’autre, certainement à cause des prénoms semblables et classiques. Il se dégage aussi de ce recueil de nouvelles une mélancolie, une lassitude, un mal-être sûrement. L’auteur semble vraisemblablement être quelqu’un de pessimiste vis à vis de l’avenir, des gens, de la vie en général. Il n’a pas su me transporter dans son monde, je suis restée à attendre le déclic de la nouvelle que j’aurais envie de relire un jour avec plaisir. Dommage, pour cette fois, je ne relirai rien et je suis restée sur ma faim.

Note : 11/20

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