La vie sexuelle des canibales

J. Maarten Troost.

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce voyage !

La vie sexuelle des cannibales

(Quatrième de couv’ : )On s’amuse ferme en découvrant l’histoire vraie de ces deux années de séjour, aussi épouvantables qu’hilarantes, aux îles Kiribati, petite nation perdue au fin fond du Pacifique Sud – qui pourrait bien être le pire endroit du monde. À vingt-six ans, Maarten Troost – qui s’ingéniait à différer son entrée dans la vie active en accumulant les diplômes universitaires inutiles, avant d’enchaîner les boulots intérimaires – décide de partir pour Tarawa, un lointain atoll du Pacifique, capitale de la république des Kiribati. L’idée de tout laisser tomber et de s’en aller au bout du monde paraît d’un romantisme échevelé à ce jeune homme déboussolé, mais incapable de tenir en place. Comme quoi, tout le monde peut se tromper. La vie sexuelle des cannibales retrace l’épopée désopilante qui commence dès que Troost découvre que Tarawa n’est pas le paradis tropical dont il rêvait. Passant d’une mésaventure cocasse à la suivante, il doit faire face à une chaleur inexorable et étouffante, à tout un assortiment de bactéries meurtrières, à une mer polluée, à des poissons toxiques – le tout dans un pays où la seule musique que l’on peut entendre, à des kilomètres à la ronde, n’est autre que « La Macarena ». Avec son amie, la vaillante Sylvia, ils vont passer leurs deux années à se battre contre des fonctionnaires gouvernementaux incompétents, contre toutes sortes de créatures d’une taille inquiétante, contre les caprices de l’électricité locale et contre des choix alimentaires plus que limités (sans parler de la consternante « crise de la bière ») ; et à s’accommoder, aussi, d’un étrange assortiment de personnalités du cru, parmi lesquelles figurent « Semi-Fredo », dont les facultés mentales ont été quelque peu diminués par les abus de substances variées, et le poète lauréat autoproclamé du pays (un Britannique plus porté sur les verres, petits et grands, que sur les vers). Avec La vie sexuelle des cannibales, Maarten Troost nous offre un des récits de voyage les plus originaux et les plus drôle de ces dernières années – un récit qui permettra au lecteur de mieux apprécier certains produits courants de la vie moderne, le café, les douches à volonté ou la presse à scandale, par exemple. Et qui pour une fois le laissera soulagé d’avoir vécu cette aventure par procuration.

Je crois que, comme beaucoup de lecteurs, c’est le titre et la photo du livre qui m’ont interpellée. Le résumé avait ensuite attiré mon attention. Je me voyais déjà partir pour un amusant voyage dans les îles ! d’où ma surprise, quand même, au bout de quelques pages car ce n’est pas un roman « léger » mais une histoire vécue par l’auteur et sa femme. Le ton est sérieux avec quelques fois de l’humour et de la dérision surtout dans la deuxième partie du récit : heureusement d’ailleurs ! l’auteur nous raconte tout, mais vraiment tout ce qui lui arrive dés son arrivée dans ces iles perdues et inconnues de tous….et ça ne nous donne pas envie d’aller voir tant la vie là-bas est difficile. Aucun détail ne nous est épargné : la mer qui sert de toilettes, la nourriture avariée, les maladies multiples et les coutumes bizarres. L’auteur est le personnage central, sa femme parait distante, dans son petit monde du travail, les autres personnes n’interviennent que de temps en temps, pas assez pour qu’on s’y intéresse. Ce qui reste vraiment c’est cette atmosphère pesante, ce malaise latent qui règne dans ces bouts de terre oubliés du monde. Le gouvernement est inexistant, tous attendent on ne sait quelle amélioration, tous se résignent à survivre dans des conditions déplorables… et petit à petit l’auteur s’y fait, prend le pli se fond dans la masse des autochtones. La lecture de ce livre n’est pas facile, pas fluide et souvent j’ai survolé les paragraphes trop confus ou trop descriptifs à mon goût. J’ai manqué de patience surtout dans la première moitié du récit puis, vers la fin, j’ai plus apprécié l’écriture et la vie racontée : comme l’auteur, on dirait que je me suis habituée ! c’est vrai que cette histoire remet les idées en place et on ne voit plus la vie dans les îles de la même façon ! en définitive, ce fut une découverte intéressante.

Note : 13/20

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