Le grand nez de Lilli Steinbeck (Le onzième pion)

Heinrich Steinfest.

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce roman !

Le grand nez de Lilli Steinbeck

(Quatrième de couv’ : ) Georg Stransky dîne tranquillement avec femme et enfant dans sa maison de banlieue lorsqu’un étrange projectile perturbe ce moment de paix : une pomme brise une vitre et finit sa course sous la table. Un incident vite oublié, si ce n’est qu’au matin, Georg a disparu. Pour Lilli Steinbeck, spécialiste des questions d’enlèvement, cette mise en scène n’est pas nouvelle. Sept hommes ont déjà disparu dans des circonstances similaires, avant d’être retrouvés morts aux quatre coins du monde, bien loin de leur Allemagne natale. Rien ne semble les relier, à part un passage à Athènes. C’est donc là que commence l’étrange enquête de Lilli Steinbeck, femme de pouvoir, attirante malgré son nez déformé, qui se couche tous les soirs à 21 h et fonctionne à l’intuition, dans la vie comme dans ses investigations. Le début d’une course étonnante, de Sanaa à l’île Saint-Paul, de la Namibie à la Forêt noire, pour ramener Georg Stransky à la maison. C’est dans un étrange jeu d’échecs, où les pions sont des figurines de Batman, que doivent évoluer Lilli Steinbeck et ses acolytes : un détective grec obèse qui semble pourtant invincible, un tueur à gages finlandais passé à l’ennemi, et un zoologue plus intéressé par la découverte d’une espèce présumée disparue de dodo que par sa propre survie… Une pièce de théâtre grotesque, qui se terminera peut-être par la mort.

Le résumé de ce policier ainsi que le titre original m’avaient beaucoup attirée et je m’attendais à une livre surprenant, dépaysant pour mes moments de repos entre 2 jours de travail. Surprise, je l’ai été, mais pas dans le « bon » sens du terme ! je n’ai pas accroché, ni au style, ni à l’histoire qui pourtant promettait une lecture passionnante. Si on parle tout d’abord du style d’écriture, je ne sais pas si c’est dû à l’auteur ou à la traduction, mais cette accumulation de phrases sans verbes, ce style tantôt haché, tantôt foisonnant, ces descriptions souvent inutiles m’ont sérieusement déroutée. Je n’arrivais pas à suivre l’histoire de façon limpide, continue et à entrer dans le roman. Venons-en à l’histoire elle-même : elle commençait bien avec la disparition d’un des personnages et l’apparition de cette policière allemande originale de part son physique et son comportement. Mais ensuite, tout part dans tous les sens, on ne sait plus qui fait quoi ! on n’arrive à s’attacher, ni à l’héroïne, ni à la victime, ni d’ailleurs aux autres personnages. Quelques fois on croit suivre le récit, on est dans l’ambiance et hop ! on est dans un autre endroit, avec d’autres gens et tout est à recommencer. Il faut être « en forme » pour suivre les péripéties de Lilli et de ses compagnons. On suit un jeu sadique qui nous emporte dans différents pays et dont des éléments frisent la science-fiction mais on ne comprend pas vraiment les règles floues. Qui sont les bons ? qui sont les méchants ? la fin est aussi très surprenante : je n’ai pas compris pourquoi Lilli agissait de la sorte ! on a l’impression que l’auteur veut terminer le livre trop vite…pour se débarrasser de ses personnages. Je ne pense pas relire un jour un autre ouvrage de cet auteur malgré ses multiples prix. Je suis restée « sur ma faim »….

Note : 11/20