Aristote, mon père

Annabel Lyon.

Lecture en partenariat avec La Table Ronde et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre sortant de l’ordinaire !

Aristote mon père

(Quatrième de couv’ : ) Tandis qu’Alexandre le Grand poursuit ses conquêtes loin d’Athènes, Aristote, son ancien précepteur, entreprend une activité insolite : l’éducation de sa fille dans un monde dominé par les hommes. Pythias a les mêmes yeux gris pleins d’intelligence que son père, la même soif de savoir, le même entêtement. Curieuse, elle préfère de loin dévorer les ouvrages et disséquer les animaux plutôt que de s’adonner à la broderie et aux tâches domestiques. Mais lorsque la mort d’Alexandre pousse le philosophe et sa famille à s’exiler, la jeune fille devra assumer son indépendance. À seize ans, l’orpheline trouvera auprès des habitants de l’ombre de la société grecque la lumière qui la guidera vers la paix et, peut-être, l’amour.

J’avais envie de lire un roman sortant de l’ordinaire : j’ai été exhaussée en me plongeant de ce roman d’Annabel Lyon qui nous transporte à Athènes et en Macédoine, du temps d’Aristote. Ce bond dans le temps était très dépaysant et j’ai lu ce livre facilement et rapidement. C’est la fille d’Aristote, Pythias, qui raconte son histoire à la première personne. On l’accompagne de ses 8 ans jusqu’à ses 16 ou 17 ans environ. Le style de l’auteur est très original, les phrases et les mots utilisés font « ancien » ce qui convient bien à l’histoire et nous la rend plus plausible. La première partie est la plus intéressante, la plus agréable à lire. On voit réellement les conditions de vie de toute la famille, des serviteurs et des esclaves. On apprend beaucoup de choses sur leur façon de vivre, de se comporter les uns par rapport aux autres. Les autres parties du récit sont traitées trop rapidement, on perd un peu le fil de l’histoire. Tout est survolé, on dirait que des mois entiers sont passés sous silence et certains détails paraissent alors assez invraisemblables. C’est vraiment dommage car, après la mort d’Aristote, j’aurais aimé plus de précisions sur ce que deviennent Pythias et la famille, comment tout s’organise, comment les personnages se réinsèrent dans la société.

J’ai été tout de même dérangée par la rapidité des  « expériences » de vie de Pythias avec la sage-femme, la mère maquerelle… Cette partie méritait plus de pages, de réflexions afin de vivre avec l’héroïne sa nouvelle vie en attendant le retour de l’époux promis. C’est le seul reproche que j’aurais à faire à ce roman qui me donne envie de lire le premier ouvrage de l’auteur sur la jeunesse d’Alexandre. Je conseille ce roman à qui veut passer un moment original, dans un autre temps !

Note : 14/20