Mémé dans les ortiesl

Aurélie Valognes.

Lecture en partenariat avec Michel Lafon et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre original !

Mémé dans les orties

(Quatrième de couv’ : ) Ferdinand Brun est atypique. Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule. Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…

Avec un titre accrocheur comme ça, ce roman ne va pas passer inaperçu ! D’ailleurs voila pourquoi j’ai eu envie de le lire, les congés étant proches. C’est un livre sans prétention, pour se distraire en vacances, sans se prendre la tête. Le style de l’auteur est vif, nerveux et parfois familier. Les phrases sont courtes, les réflexions et dialogues sont très actuels et fusent dans toutes les directions. C’est vraiment agréable à lire pour se distraire, sous un arbre à l’ombre quand tout s’agite autour de vous.L’histoire est simple, le personnage central, Ferdinand, devient plutôt attachant au fur et à mesure que passent les chapitres. Les personnages secondaires sont typés, originaux, tantôt fantaisistes pour certains ou énervants pour d’autres, comme la concierge, Madame Suarez. Les portraits sont bien « croqués ». Ce roman se lit très vite car on a envie de continuer à chaque fin de chapitre ! bien que, parfois, les situations paraissent tout de même un peu invraisemblables, comme par exemple au commissariat. Mais ce n’est finalement pas grave car on passe un bon moment avec Ferdinand, Juliette et Madame Claudel entre autres.

Ce roman, dans un autre registre, plus sérieux, nous fait aussi réfléchir à la solitude de certaines personnes et à notre société où on n’ose plus parler aux voisins, où chacun ne pense qu’à rentrer chez soi, où la communication ne se fait que par ordinateur interposé. Il faut parfois peu de choses pour débloquer une situation, pour redonner de l’espoir à un vieil homme désespéré, comme le démontre si bien l’auteure. Aurélie Valognes sait bien raconter les histoires simples et mettre en lumière les caractères de ses personnages : elle a su nous raconter une tranche de vie, histoire triste au départ, mais dont le dénouement sans surprise vraiment, nous ravit.

Note 14/20