Brooklyn Paradis

L’intégrale (saison 1)

Chris Simon.

Lecture en partenariat avec La Bourdonnaye et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre/série très agréable !

Brooklyn Paradis

(Quatrième de couv’ : ) Que veut-elle de plus, Courtney Burden, elle qui a déjà tout : un riche et beau mari, Jeb ; deux enfants splendides, Cameron et Sawyer ; un métier créatif et une brownstone de trois étages à Brooklyn, New York, là où tout le monde veut vivre ? Alors on pose la question, que veut-elle de plus, cette femme qui nage en plein American dream ? Réponse : un canapé. Un canapé pourri. Et abandonné au bord d’une route paumée. A-t-elle un problème ? Est-elle cinglée ? Non, c’est juste une chineuse compulsive qui retape et revend à prix d’or des objets en fin de carrière auxquels elle redonne une nouvelle vie dans les superbes lofts de ses clients hipsters. Sauf que là, le canapé n’était pas vraiment abandonné. Et qu’il appartient à des gars pas très cool. Mais vraiment pas cool du tout. Et que ces gars pas cool vont essayer de récupérer leur bien. Et que Courtney, elle, risque fort de perdre tous les siens, de biens. Du paradis à l’enfer, finalement, il n’y a qu’un pas. Celui qui coûte. Cocaïne, gangsters, argent et sexe : les meilleurs ingrédients pour faire exploser une famille modèle. Il y a une bonne dose d’humour aussi… pour sauver les meubles.

Très bonne découverte que ce bouquin que m’attirait à cause de son originalité. Je n’ai pas été déçue du tout ! l’ambiance du livre est très originale, le texte est vivant, net ; les phrases courtes et souvent percutantes et il y a beaucoup de dialogues. Il faut dire que ce roman est découpé en chapitres, mais pas n’importe quels chapitres : ce sont des épisodes comme dans une série télévisée actuelle et, d’ailleurs, l’ouvrage rassemble la saison 1 en intégrale. J’ai adoré l’idée, en début de chaque chapitre d’un paragraphe intitulé « précédemment » et d’un autre intitulé « dans cet épisode »… vraiment comme si on était dans une série télé ! et je me suis tout de suite imaginée, la ville, les habitations et les personnages, j’avais l’impression de les « voir » évoluer, de les entendre.

L’intrigue est un peu loufoque, l’idée d’un canapé bien spécial comme « acteur » central du livre, avec des rebondissements, des quiproquos, des surprises et une fin qui pourrait être provisoire… (peut-être une saison 2) ? les personnages sont plutôt originaux, actuels mais pour certains très atypiques, un juif pratiquant et escroc, une bobo qui fait les poubelles, des gamins insupportables… des dealers, j’en passe et des meilleurs. Toute une faune qui rend le récit attachant et hilarant très souvent.

J’ai vraiment passé un moment très distrayant avec ce livre. L’auteur a beaucoup d’imagination et un style percutant. C’est une écriture très moderne et j’ai eu du mal à faire une pause entre les chapitres. Je pense que je vais découvrir les autres écrits de Chris Simon en attendant d’autres aventures à Brooklyn. Et je conseille ce livre à tous ceux qui veulent passer un bon moment, un moment plein d’humour, de délire et d’originalité !

Note : 16/20

Mémé dans les ortiesl

Aurélie Valognes.

Lecture en partenariat avec Michel Lafon et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre original !

Mémé dans les orties

(Quatrième de couv’ : ) Ferdinand Brun est atypique. Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule. Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…

Avec un titre accrocheur comme ça, ce roman ne va pas passer inaperçu ! D’ailleurs voila pourquoi j’ai eu envie de le lire, les congés étant proches. C’est un livre sans prétention, pour se distraire en vacances, sans se prendre la tête. Le style de l’auteur est vif, nerveux et parfois familier. Les phrases sont courtes, les réflexions et dialogues sont très actuels et fusent dans toutes les directions. C’est vraiment agréable à lire pour se distraire, sous un arbre à l’ombre quand tout s’agite autour de vous.L’histoire est simple, le personnage central, Ferdinand, devient plutôt attachant au fur et à mesure que passent les chapitres. Les personnages secondaires sont typés, originaux, tantôt fantaisistes pour certains ou énervants pour d’autres, comme la concierge, Madame Suarez. Les portraits sont bien « croqués ». Ce roman se lit très vite car on a envie de continuer à chaque fin de chapitre ! bien que, parfois, les situations paraissent tout de même un peu invraisemblables, comme par exemple au commissariat. Mais ce n’est finalement pas grave car on passe un bon moment avec Ferdinand, Juliette et Madame Claudel entre autres.

Ce roman, dans un autre registre, plus sérieux, nous fait aussi réfléchir à la solitude de certaines personnes et à notre société où on n’ose plus parler aux voisins, où chacun ne pense qu’à rentrer chez soi, où la communication ne se fait que par ordinateur interposé. Il faut parfois peu de choses pour débloquer une situation, pour redonner de l’espoir à un vieil homme désespéré, comme le démontre si bien l’auteure. Aurélie Valognes sait bien raconter les histoires simples et mettre en lumière les caractères de ses personnages : elle a su nous raconter une tranche de vie, histoire triste au départ, mais dont le dénouement sans surprise vraiment, nous ravit.

Note 14/20

Sorti de rien

Irène Frain.

Lecture en partenariat avec Points et cela grâce à Livraddict, merci pour ce récit made in Bretagne !

 

url

(Quatrième de couv’ : ) Un jour, un journaliste m’interpelle : « Vous qui êtes sortie de rien… » Quel rien ? La misère de mon père ? Je retourne en Bretagne. Le fil du passé n’est pas rompu, les gens se souviennent. Un monde stupéfiant ressuscite, un lignage dont j’ignorais l’existence : rudesse et merveilles, austérité et truculence, cocasserie, poésie. L’esprit même de mon père, l’humilié qui ne plia jamais devant l’adversité.

Roman très attachant que « sorti de rien » d’une auteure dont j’avais lu le roman « secret de familles » il y a déjà quelques années. Le style est toujours là, fluide, précis et délicat aussi, féminin donc ! On sent qu’elle va aller doucement pour nous raconter l’histoire de ce père qu’elle admire, qu’elle redécouvre petit à petit à l’aide de documents trouvés dans une valise et de témoignage d’enfants de personnes qu’il a connues. Son voyage dans le temps nous emmène dans une Bretagne authentique, où l’on vit à la dure, où il faut se battre contre les habitudes et se façonner un destin. La vie n’était pas simple au siècle dernier. On fait aussi la connaissance de la grand-mère d’Irène Frain, femme de caractère, et de sa mère, plutôt effacée face à son père volontaire et cultivé malgré son passé de vacher, puis de maçon et qui s’est fait « tout seul ». Les descriptions sont très fouillées, l’ambiance est bien rendue, on remonte dans le temps, on reconstitue les pièces d’un puzzle, tranquillement. On traverse l’ époque difficile, de 1910 à nos jours, avec entre autres l’histoire de la captivité de Jean en Allemagne lors de la deuxième guerre. On découvre quelques secrets de famille, comme, par exemple, d’où vient le prénom de l’auteur.

J’ai trouvé le récit un peu trop lent durant le premier quart du livre, mais, ensuite, je me suis laissée entrainée par l’histoire et le destin de Jean, sa vie difficile, son opiniâtreté, sa volonté de s’en sortir alors qu’il vient d’une famille plus que modeste. Irène Frain sait nous faire partager la tendresse qu’elle voue à sa famille, à son père notamment. Elle a réussi un très bel hommage à son père décédé. Ce roman est à déguster calmement, à savourer pour plonger dans ce passé passionnant.

Note : 15/20

 

Chiens de la nuit

Kent Anderson.

Lecture en partenariat avec Folio Policier et cela grâce à Livraddict, merci pour ce policier où plutôt ce roman « sur » les policiers !

Chiens de la nuit

(Quatrième de couv’ : ) Hanson, vétéran des forces spéciales, est devenu flic à son retour du Vietnam. Les rues de North Precinct, un quartier déshérité de Portland, ne sont pas moins dangereuses que la jungle asiatique. Drogue, violence et danger sont le quotidien des policiers en patrouille. Hanson, lui, n’a peur de rien – sauf de ses souvenirs.

J’avoue avoir été tout de même déroutée après une vingtaine de pages de lecture, car ce n’est pas vraiment un roman policier comme on aurait pu penser : c’est plutôt un roman sur « les policiers », surtout sur la vie, professionnelle et intime, d’un flic américain revenu de la guerre du Vietnam. Ici, pas de mystère en cours, pas d’enquête à suivre, pas de voleurs ou méchants bien définis à découvrir comme dans un roman policier classique. Ici, tout n’est que malaise dans la description de la vie quotidienne et de tous les personnages dans cette ville américaine. On y voit la noirceur (celle de la nuit et celle des âmes !), la banalité des affaires, des enquêtes, des rivalités entre les hommes. L’auteur, qui visiblement a puisé dans ses souvenirs, nous montre le racisme, la violence et l’injustice qui sont récurrentes et inévitables. Il décrit, souvent avec des mots très durs, percutants, les événements qui se passent dans le quartier où est affecté Hanson. Il n’y a ni bons ni mauvais. Tout est glauque, l’ambiance est pesante. On assiste à la descente aux enfers du héros Hanson, qui est de plus en plus seul, qui voit ses collègues mourir et qui ne se raccroche qu’à ce qu’il croit plus malheureux que lui, un vieux chien aveugle. Ce roman noir est très bien écrit, dérangeant, poignant car petit à petit j’ai eu de la sympathie pour cet anti-héros qu’est Hanson. Ses méthodes contestables, sa façon de vivre et de régler les problèmes peuvent heurter mais on le comprend au bout d’un moment. Et on ne s’endort pas paisiblement après la lecture de ce roman. La seule chose qui m’a gênée, c’est cet incessant retour sur la guerre qu’il a vécu, sans transitions, qui me bloquait dans ma lecture. Mais ce n’est qu’un détail et c’est un livre que je ne regrette pas d’avoir lu. Il n’est pas si « facile » mais il mérite le détour.

Note : 13/20

Le Saut de Malmö (et autres nouvelles)

Tristan Garcia.

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre de nouvelles !

Le saut de Malmo

(Quatrième de couv’ : ) Un athlète en quête du saut parfait, un pilote automobile mystique, une volleyeuse amoureuse qui perd la tête en plein match, un champion cycliste sous ecstasy… Que se passe-t-il lorsqu’un grain de sable vient perturber la mécanique parfaite de ces corps surentraînés, de ces esprits tendus vers la victoire ? La plume tout à la fois caustique et bienveillante de Tristan Garcia rend aux dieux du stade leur humanité.

Je l’avoue, je ne suis pas sportive du tout, je ne regarde pas, non plus les sports à la télé, mais j’ai adoré me plonger dans ce petit recueil de nouvelles choisies, extraites d’un ouvrage plus conséquent. L’auteur, Tristan Garcia, que je ne connaissais pas, nous fait découvrir l’envers du décor du milieu du sport, surtout du sport de haut niveau. Son écriture est directe, nette et vraiment très caustique dans certains récits. Les neuf nouvelles ont toutes leur style, leur charme, leur ambiance particulière. C’est parfois le sportif qui raconte et, parfois c’est une personne extérieure (entraîneur ou journaliste…). C’est agréable à lire car on est, à chaque nouvelle dans un cadre différent. Des sportifs et leur histoire, à un moment donné, sont décrits : on voit ainsi leurs attentes, leurs failles, leurs désirs profonds et, surtout, la façon dont ils sont conditionnés, manipulés, amenés à faire des actions folles, terribles.
J’ai surtout beaucoup apprécié la nouvelle « Cycles », extrêmement drôle, cynique et, finalement, pas si irréaliste que ça ! La nouvelle « La libéro de Cuba » est aussi très originale par l’utilisation des sentiments de la joueuse Cubaine. On voit que, dans le sport, les machinations sont tout aussi présentes, malheureusement, que dans le monde des affaires. Le public ne voit pas se qui se trame derrière la façade des compétitions. Et pourtant, ces descriptions paraissent bien réelles ! C’est aussi très marqué dans la nouvelle « Prunelles brillantes et dents nacrées » qui montre le lien entre la politique, la diplomatie et le sport de haut niveau. Enfin je ne vais pas en dire plus : le lecteur doit découvrir ces petits bijoux très bien écrits et qui nous font voir les sportifs de haut niveau d’une manière qui les rend plus humains. Ce petit livre de 120 pages se lit très vite et je le conseille à tous.

Note : 15/20

 

Un monde idéal où c’est la fin

J. Heska.

Lecture dans le cadre du projet Hermès (livre voyageur) et cela grâce au Editions Seconde Chance, merci pour ce livre décoiffant!

Un monde ideal ou cest la fin

(Quatrième de couv’ : ) Bienvenue dans un monde idéal !
Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte ! Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet http://www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ? Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage

La lecture de ce livre de nouvelles m’a donné l’occasion de découvrir cet auteur dont j’avais entendu juste parler (en bien !). Quelle découverte ébouriffante !! L’auteur foisonne d’idées, noires, classiques, farfelues, loufoques… j’ai adoré le ton, souvent décalé, le style limpide, l’imagination débordante et surtout l’humour qui transparait à chaque page. Je ne pouvais pas m’empêcher de continuer, de passer à la nouvelle suivante…tout en sachant que tout conduit à la fin du monde, revue et corrigée une centaine de fois. J’ai apprécié aussi que quelques nouvelles aient des « suites », c’est original et bienvenu. J’ai bien aimé aussi les allusions à certains films et certaines personnes connues. Finalement, on se demande quelle « nouvelle » sera la « vraie » ! Certaines « fins du monde » paraissent tellement plausibles. On serait en droit de paniquer mais l’humour ravageur et les inventions de l’auteur finissaient toujours par me faire rire ou sourire suivant le cas. Maintenant, il faut que je me lise ses 2 autres ouvrages ! Je suis vraiment contente de cette découverte. Merci au « livre voyageur » !

Note : 17/20

Décompression

Juli Zeh.

Lecture en partenariat avec Actes Sud et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre à l’ambiance très particulière !

decompression

(Quatrième de couv’ : ) Au mois de novembre sur l île de Lanzarote : un séjour de plongée sous-marine se transforme en un jeu perfide de désir et de haine. L instructeur, l indolent Sven, est attiré dans un piège qui lui en apprendra autant sur lui-même que sur les autres. Aucun des protagonistes n est celui qu on imagine. Et la vengeance est un plat qui peut parfaitement se consommer sous l eau.

Je ne connaissais pas l’auteur mais la couverture de ce livre me plaisait par son coté ensoleillé. Le résumé annonçait un thriller en plus ! force est de constater que le mot thriller ne s’applique pas tellement à ce roman que je rangerais plutôt dans le style « manipulation psychologique ». Après quelques pages pour se mettre dans l’ambiance, île paradisiaque, vacances et plongée, soleil et mer bleue à souhait, on « plonge » très vite dans une atmosphère étrange, étouffante. Le personnage principal, Sven, moniteur de plongée, a une existence simple, routinière avec sa compagne Anje. Il accompagne des touristes sans se poser de questions. Mais cette fois, le couple à qui il va faire découvrir la plongée est vraiment particulier. Et ainsi commence une lente machination dont on ne sait qui sera la victime et qui tire les ficelles…et on ne le saura vraiment qu’à la fin, bien que l’on le devine petit à petit. La construction de ce récit, avec une alternance de chapitres, histoires racontée par Sven et journal intime de Jola, actrice très troublante, nous fait douter très longtemps sur ce qui se passe vraiment pendant les quinze jours de vacances de ce couple (Jola et Théo, son compagnon romancier) qui se déchire ou s’aime suivant les moments. Il flotte un air malsain, glauque tout au long du roman où on voit se déliter complètement la vie de Sven. Le style de l’auteur est strict, net. Les phrases sont souvent courtes, parfois très courtes, dures parfois. Il n’y a pas de fioritures, ni de descriptions inutiles dans ce roman. Cette écriture, déroutante au départ, m’a captivée et je voulais savoir ce qui se passait entre les personnages, je voulais connaitre la vérité ! que je ne vous dévoilerai pas. Ce livre est original, par son thème, son écriture, son ambiance très particulière. Finalement il m’a bien plu

Note : 14/20

Previous Older Entries