Les rumeurs du Nil

Sally Beauman.

Lecture en partenariat avec JCLattès et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre très original !

Les rumeurs du Nil

(Quatrième de couv’ : ) Envoyée en Égypte en 1922 pour se remettre de la mort de sa mère, la petite Lucy, onze ans, est prise dans l’effervescence qui entoure la recherche obsessionnelle du tombeau de Toutânkhamon.
Sa rencontre avec Frances, la fille d’un archéologue américain, bouleverse son existence. Alors que les deux fillettes épient les adultes pour percer à jour les secrets qu’ils gardent jalousement, se forge entre elles un lien d’amitié indestructible.
Des décennies plus tard, hantée par les fantômes et les erreurs de son passé, Lucy les exhume pour tenter de donner un sens aux étranges événements qui se sont déroulés au Caire et dans la Vallée des Rois. Et pour la première fois de sa vie, elle réussit à affronter ce qui s’est passé après l’Égypte, au moment où Frances avait le plus besoin d’elle.

Les Rumeurs du Nil est un livre très original, mêlant histoire, mystère, aventure et amitié. Il nous fait voir, par les yeux de Lucy, la période pleine d’étonnements des années 20 où tous les scientifiques et les gens « qui comptaient » s’intéressaient à l’égyptologie et aux tombeaux de la Vallée des Rois. Lucy, en convalescence est envoyée en vacances en Égypte et va faire la connaissance de Frances qui deviendra sa meilleure amie, de Rose et Peter, 2 gamins qui se retrouvent ballotés d’un endroit à l’autre suite à la disparition de leur mère. Cela incite ces enfants à épier, espionner et chercher des réponses dans le monde des adultes qu’ils côtoient.

C’est Lucy, nonagénaire, qui raconte l’histoire de la découverte du tombeau de Toutankhamon pour un journaliste, enfin ce qu’elle veut bien lui avouer, car beaucoup de réflexion ne sont que pour les lecteurs ! Il y a des détails à foison, on se sent vraiment transportée en Égypte, dans la chaleur, dans l’air vicié des tombeaux et aussi dans les hôtels très chics et les demeures riches. Tout est décrit avec finesse, délicatesse et on vit réellement les aventures avec Lucy. Son retour en Angleterre est aussi bien relaté, mais le reste de sa vie passe plus rapidement surtout vers la fin du livre. Des personnages, que l’on croyait importants deviennent secondaires. Des mystères ne sont pas résolus. Certains portraits sont bien brossés, comme celui d’Howard Carter ou de Lord Carnarvon, de même que ceux de Nicola, la belle-mère de Lucy, qui prend beaucoup plus de place que le père de Lucy.

Le style d’écriture est net, précis et attachant, bien que j’aie parfois été gênée par les dialogues trop adultes dans la bouche d’enfants de 4 à 11 ans. C’est le seul point négatif que j’ai relevé dans ce roman, par ailleurs très captivant, et que je conseillerais aisément à qui veut voyager par la pensée et découvrir la vie d’une héroïne à qui on s’attache très vite.

Note : 14/20

La bombe des mollahs

Paul Faurey.

Lecture en partenariat avec Les Editions du Rocher et cela grâce à Livraddict, merci pour cette découverte plaisante !

Une couverture qui nous informe directement sur le lieu de l'histoire.

(Quatrième de couv’ : ) Syrie, Turquie, Iran… tous aspirent à disposer de l’arme atomique. Mais Israël fera tout pour les en empêcher. Absolument tout. Beyrouth, 1984. Michel Desjours, un officier français, est sauvagement assassiné dans le cimetière chrétien de la ville par Walid Kamal, terroriste palestinien responsable d’attentats meurtriers depuis trente ans. Istanbul, 2011. François Desjours, son fils, haut fonctionnaire, est envoyé dans la métropole turque pour exfiltrer Loubna Maalki, une physicienne syrienne, car elle détient les preuves d’un programme nucléaire iranien en cours. Elle n’est pas seulement traquée par le Français ; les services turcs, israéliens, iraniens la veulent, morte ou vive ; Walid Kamal tire les ficelles des intrigues. Agents doubles, triples, on ne peut se fier à personne. Les chemins de François Desjours et de Walid Kamal vont se croiser. Mais pour raison d’Etat, la vengeance est interdite.

Ce roman de Paul Faurey est le premier de ce genre (espionnage) que je me suis aventurée à lire. Le thème m’a tout de suite intéressée car l’intrigue se passe au Moyen-Orient, dans des pays dont on entend très souvent parler dans les journaux et à la télévision. Je dois avouer que j’ai eu du mal à suivre l’histoire pendant quelques chapitres. Il faut s’habituer, aux noms de familles étrangers, aux noms des villes et des quartiers et rester très attentive à tout ce qui se dit ! l’auteur est quelqu’un de certainement très pointilleux, très organisé, méticuleux…Je dirais même perfectionniste. Son roman est truffé de détails, d’explications sur l’enrichissement d’uranium, la fabrication de combustible, mais aussi sur les armes, les entrainements, en somme, tout ce qui touche au domaine du renseignement et du militaire. On se rend bien compte qu’il a fait ce « métier » ou le fait encore !. On en apprend aussi un peu plus sur la Franc-maçonnerie et ses règles mondiales, ses codes et habitudes solidaires.

Passé ce foisonnement de détails, on se familiarise avec les différents personnages, les bons et les méchants, les agents, simples ou doubles. Certains protagonistes ne se dévoilent pas complètement et on a envie d’en savoir plus. C’est là que j’ai été happée par l’histoire et que j’ai eu envie de continuer à lire. J’ai trouvé que ce roman était de mieux en mieux, l’écriture devenait plus fluide et j’ai commencé à voir les personnages comme dans un film style « James Bond ». Le rythme s’accélère donc à la deuxième moitié du livre que j’ai ainsi lue, d’une seule traite, pour connaitre la fin, que j’avais devinée mais donc je voulais comprendre les enchainements et si une suite pouvait être prévue. Les personnages secondaires, collègues français du héros, sont sympathiques, de même que l’héroïne physicienne syrienne. On a envie d’accompagner le héros François Desjours et ses collègues dans d’autres aventures aux quatre coins du globe.

Note 15/20

L’oeil de Pâques

Jean Teulé.

Toujours le même genre de couverture.

(Quatrième de couv’ : ) Le centre du monde est à Calais, entre les falaises de craie et le trou dans le Channel. Le centre d’un monde où passent les orbites de six planètes bien humaines. Pâques, beauté métisse venue d’Inde, joue le rôle du soleil. Chacune lui tourne autour, attiré par la chaleur. Depuis la nuit des temps, ces planètes sont appelées à se percuter, pour faire jaillir des gerbes de bonheur lilas. Et pour que ce miracle advienne, un crime doit être commis.

Voici un livre, à propos duquel je reste vraiment très perplexe ! je l’ai acheté il y a quelque temps déjà, car j’avais adoré « le magasin des suicides » du même auteur. J’ai retrouvé le style de l’auteur, les phrases recherchées et bien construites, pleines de poésies, de métaphores, de couleurs et de vie… je m’attendais à lire un livre policier, avec une enquête, des gentils et des méchants, avec des indices et une solution ! au bout de quelques pages je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout ça : c’est un roman qui tient du délire complet, l’histoire débutant 15 millions d’années avant le crime. On remonte le temps chapitre après chapitre ceux-ci étant comme des flashs qui se succèdent. Il est très difficile de résumer l’histoire, de la raconter : il faut lire et se laisser porter par l’ambiance irréelle. Plusieurs personnages apparaissent, tous plus étranges les uns que les autres par leurs apparences ou leurs façons de se comporter. Leurs destins vont être réunis à la fin du livre, mais pour moi, ce n’est pas ce qui compte ! l’histoire importe peu, c’est la musique du livre, l’écriture délirante, le coté décalé de Jean Teulé qui font avancer dans le roman, comme en apesanteur. Et j’ai avancé, méthodiquement, en essayant de me rappeler d’un soir à l’autre où en était l’enquête ! que devenaient les personnages, notamment Pâques, demoiselle métisse à l’apparence étrange avec son œil rose aveugle. J’ai été embarquée, malgré la difficulté à me repérer, dans le monde particulier de l’auteur, monde charmant, enivrant et délirant à la fois. J’ai juste regretté qu’il manque cette délicieuse touche d’humour du précédent livre que j’avais lu. Et, finalement, je vais continuer à explorer les livres de cet auteur : il m’intrigue vraiment par son style original.

Note : 14/20

Les dames de Grâce Adieu

Susanna Clarke.

Lecture en partenariat avec Robert Laffont et cela grâce à Livraddict, merci pour cette bonne découverte !

Un couverture pas vraiment joyeuse

(Quatrième de couv’ : ) Ne vous laissez pas prendre au charme paisible de la campagne anglaise. Un pont ancien ou une trouée dans un bosquet peuvent être autant de passages pour l’Autre Pays, ou vivent les fées. De nombreux mortels s’y sont égarés, parfois sans espoir de retour. À cheval entre notre monde et l’Autre Pays vivent les magiciens. Et les magiciennes. Malicieuses, cachottières et impertinentes sous leur apparente modestie, elles s’opposent à la magie masculine qui, comme celle de Jonathan Strange & Mr Norrell, combine l’arrogance à la violence. Elles créent sous la surface du réel des ondes d’émotions, troublent délicatement l’ordre des choses, modifient imperceptiblement le sens commun. Les dames de Grâce Adieu sont trois. Pour protéger leur relative liberté, elles explorent avec délices les maléfices interdits. Leur consoeur, dans un autre lieu et un autre temps, use de toute sa ruse pour se débarrasser des soupçons d’un mari malcommode. Et quand le duc de Wellington entre dans l’Autre Pays pour récupérer son cheval, est-ce à une fée ou à une magicienne qu’il doit se confronter ? Les ruses de la gardienne de Marie Stuart, prisonnière sur ordre d’Élisabeth Ière, sont-elles réellement celles d’une humaine ? Quant à Mrs Mabb, qui aime trop les beaux militaires, surtout s’ils sont fiancés à une autre, elle se heurtera à la joyeuse, et très efficace, cruauté de sa rivale.

Laissez-moi, tout d’abord vous parler du livre, de son aspect physique : la couverture est d’un toucher très agréable, le papier grainé, utilisé pour les pages, de belle qualité, à l’ancienne. Les illustrations, au début de chaque nouvelle et insérées parfois à l’intérieur de celles-ci, sont magnifiquement réalisées, à l’encre noire, avec des traits fins et délicats. Elles reflètent bien le style de l’auteure, expressif, envoûtant, en même temps très classique et très contemporain. Un peu sceptique au début de la première histoire, je me suis laissée emportée par la poésie et la magie qui imprègnent les pages. Les nouvelles sont toutes très originales. Elles ne se ressemblent pas (l’une d’elle est même écrite en » vieux français », ce qui est assez déroutant d’ailleurs) mais on reconnait la patte de l’auteur, son goût pour la précision, son écriture ciselée. Les histoires se terminent parfois abruptement, sûrement pour nous laisser imaginer la fin (bonne ou mauvaise), à notre idée, les fées n’étant pas toujours de « bonnes fées » !

L’auteure nous oblige ainsi à continuer l’histoire virtuellement. Cela déroute tout de même, mais on s’y fait très bien. Notez qu’il y a toujours, dans chaque nouvelle, une bonne dose d’humour, tantôt noir et grinçant, tantôt léger et délicat. C’est ce qui m’a incitée à lire d’un trait chaque histoire. Je n’ai pas encore parlé des personnages découverts au fil des pages : ils sont étonnants, féeriques ou pas, naïfs, attachants ou repoussants suivant les moments et les histoires mais ils ne nous laissent jamais indifférents.

Le style de Susanna Clarke m’a littéralement emballée, je suis tombée sous le charme de cette plume fantasque et fantastique, d’un style à la fois ancien et moderne. Je ne connais pas ses autres écrits mais je crois que je vais les lire pour me plonger à nouveau dans son univers de magie.

Note 16/20

Immortels

Cate Tiernan.

Lecture en partenariat avec Black Moon et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre que j’ai énormément apprécié !

Jolie couverture, noire évidemment !

Une « jeune » fille qui n’en a que l’apparence : Nastasya. Voilà l’héroïne. Elle a en réalité 459 ans et est donc une immortelle. Elle passe ses nuits à faire la fête, boire et s’amuser. A la suite d’un acte cruel d’un ami, elle decide de partir et d’échapper à cette vie. Elle va donc atterrir dans une sorte de ferme de réhabilitation pour immortels. Pas toujours facile la vie dans cette ferme quand on est habituée au luxe !

C’est un livre que j’ai énormément apprécié. J’ai en effet adoré le personnage de Nastasya. Il faut tout de même noter son manque de sagesse pour son âge. Sinon, on a une grande impression de réalité. On est plongé dans l’histoire comme si c’était vraiment possible. Les caractères des personnages secondaires sont aussi très bien structurés. J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre le quotidien de Nastasya, sans que ce soit rébarbatif. Même si elle a l’air de se plaindre, je ne m’en suis pas rendue compte. Par contre, nos malheurs de la vie quotidienne semblent bien maigres en comparaison à tout ce qu’elle a vécu. On découvre peu à peu ses souvenirs, les origines des immortels mais aussi leurs secrets. Un de ces secrets (non non, je ne spoile pas, c’est annoncé dès le début) est le fait que les immortels utilisent la magie, deux sortes de magie, chacune aussi intéressante que l’autre. Je vous renvoie au livre pour en savoir plus. Vous trouverez plusieurs rebondissements inattendus, mais aussi du suspense. Côté défauts, très peu ou alors insignifiants. Pas beaucoup d’action mais j’avoue que je ne me suis pas du tout ennuyée ! Le récit est assez rythmé, pas de pauses longues. Quelques faits sont un peu prévisibles, mais il ne faut pas oublier que cela ce voit dans de nombreux livres …

C’est un livre qui, malgré le fait qu’il soit le premier de la série, n’est pas un tome d’introduction. C’est vrai que certaines séries font bien pâle figure quand on compare leur premier tome à ce livre. Mais il n’est pas que cela : on s’y pose des questions existentielles, sur la vie, la mort, l’utilité des choses etc… Dans l’ensemble, le livre est frais, original et très agréable à lire. On pourra aussi regretter le manque de développement sur certains personnages secondaires (que j’ai encore confondus à la fin du livre … Quoi que, c’est habituel chez moi). Je conseille bien évidemment ce livre à toute lectrice qui aime ce genre, pas vraiment identifiable en fait …

Note : 18/20

Une éducation américaine

Barry Gifford.

Lecture en partenariat avec les Éditions 13e Note et cela grâce à Blog-O-Book, je les remercie =) !

J'aime beaucoup ces lettres remplies.

Il est difficile de résumer correctement ce livre. Je pourrais dire que c’est une succession de courts chapitres (environ 2 pages) où l’on suit les anecdotes, les situations diverses, la vie de Roy, tout simplement. Qui est Roy ? C’est un enfant vivant à Chicago, le plus souvent avec sa mère, même si quelque fois, son père est aussi présent. Ce point est flou, on ne sait pas vraiment si son père est mort, parti ou toujours présent. Je pencherais plutôt pour la mort de son père. Dans ce cas là, il s’inventerait des histoires où son père est présent pour lui (comme lors d’une sortie au cinéma, dans lequel Roy retournera souvent).

Dans l’ensemble j’ai apprécié, pas plus, pas moins. Il est vrai qu’à certains moments j’avais l’impression de lire sans vraiment lire (si vous voyez ce que je veux dire …). Des histoires quelques fois bizarres, prenantes, étonnantes, parsèment ce livre. Parfois, c’est le contraire et dans certaines histoires, Roy s’ennuie et  nous aussi. Quelques histoires m’ont marqué d’un vague souvenir, mais sachant que le livre est comme une observation du monde, je ne vois pas ce qu’il y a à retenir … Je me souviens du cinéma, mais aussi d’une grotte ou d’une mine où des enfants étaient morts. C’est quand même une bonne image (dans le sens de « bien faite », et pas « facilité de vie ») du Chicago des années 50/60. Bon, il est vrai que je n’y ai évidemment pas vécu, mais j’arrivais très bien à m’y imaginer. Je vois des rues simples  et presque vides, quelques maisons excentrées, un centre ville vieillot, un cinéma pas si grand que ça, seulement 2 ou 3 salles … Pour ce qui est de l’écriture, pas transcendant mais agréable, sans plus. J’aurais préféré une grande histoire de l’enfance de Roy, et non plusieurs micro-histoires. Pour conclure, je ne pense pas que j’aurais acheté un livre de ce genre de mon plein gré, mais cela a tout de même été une lecture agréable, sans encombre et surtout sans prise de tête (dans le genre : se souvenir qui est qui … etc) car ici, vous lisez les chapitres, pas besoin de se rappeler des précédents.

Note : 11/20

Le pénitencier

Les Thibault, I.

Roger Martin du Gard.

Couverture faite avec une photo du film

Premièrement, il est assez difficile de comprendre Le pénitencier si l’on n’a pas lu Le cahier gris. Mais pour faire simple, bien qu’étant une suite, l’histoire raconte les efforts fait par Antoine, l’aîné de la famille Thibault, pour sortir son petit frère, Jacques, d’une sorte de pénitencier – d’où le nom du livre –. Après cela, il va falloir le réhabituer à vivre normalement et à avoir des relations sociales … Bonne chance Antoine …

Pour passer sur les points positifs du livre je peux dire qu’il est bien écrit et que les descriptions sont réalistes et finement dosées. Passons à ce qui m’a déplu. Quelque chose d’évident pour moi : le comportement de Jacques, énervant, enfantin et insupportable. Je n’accepte pas l’excuse qui dit qu’il a vécu dans sa petite prison dorée. Il ne vivait pas si seul que ça, il était surveillé, avait son valet/domestique et sortait parfois en ville – même si il passait son temps caché il aurait pu protester un peu ! -. Mais ce n’est pas seulement ça qui m’a rebuté, il ne faut pas prendre les femmes pour des poires – au sens propre comme au sens figuré -, on ne qualifie pas les femmes d’ »Appétissante », ni les forcer à un baiser langoureux dans un petit placard de développement photos ! Ce n’est pas fini, je voudrais parler de Lisbeth – merci pour cette superbe représentation de l’Alsace, d’où je viens… – : elle a vraiment une relation suspecte avec Jacques, des habitudes plus que bizarres même … En conclusion, un roman un peu long, sans trop d’action (encore un point qui m’a déçu), mais qui se lit sans trop de difficulté.

Note : 11/20