Le tsar des étoiles

Le sommeil des dieux, tome 1.

Pierre Gévart.

Lecture en partenariat avec Atria et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre de science fiction !

Le tsar des étoiles

(Quatrième de couv’ : ) Le Projet Prométhée consiste à envoyer en avant-garde quelques milliers de colons vers une planète habitable. Prométhée est un vaisseau-monde : un vaste tronc-de-cône à l’intérieur duquel on a planté champs et forêts, et installé une mer artificielle.  Tout a été calculé pour que la micro-société qui va s’installer le temps du voyage soit parfaite et pacifiée. Mais Prométhée suscite l’intérêt d’organisations puissantes et différentes… Ainsi, vont se développer à bord des luttes d’influence, des sabotages, des trafics en tous genres…  Le voyage de Prométhée risque d’être bien plus long que prévu initialement, et aussi bien plus dangereux… A travers ce premier livre, Le Tsar des Etoiles du cycle Le sommeil des dieux, l’auteur, Pierre Gévart nous laisse entrevoir la création d’un monde pour envisager au fil des tomes comment construire l’histoire de celui-ci, dans toute sa complexité.

Avec ce premier livre, Le Tsar des Etoiles,  du cycle futur « Le Sommeil des Dieux », j’ai été embarquée dans un pan virtuel d’une histoire telle qu’elle pourrait bien se réaliser d’ici quelques décennies. Le monde futur, décrit ci, est vraiment très détaillé, très réaliste. Le rythme est lent, les personnages sont présentés par étapes, un ou plusieurs chapitres leur étant consacrés : c’est une façon originale de suivre le fil du récit…originale mais un peu difficile ! Il faut se concentrer pour passer de l’un à l’autre, pour rentrer dans le récit, « participer » aux échanges entre les protagonistes du roman. Le coté psychologique de l’histoire et les comportements, les agissements des héros sont bien mis en avant, décrits minutieusement. L’écriture est sobre, nette et informative, presque comme une démonstration scientifique ! Le début m’a paru un peu long, (ou j’étais peut-être fatiguée).  Le livre est comme un puzzle et ce n’est que vers la fin du récit que nous nous retrouvons dans le vaisseau-monde et que les aventures vont commencer : tout se met en place petit à petit et c’est ce qui m’a vraiment beaucoup plu. Il n’y a pas vraiment de personnage principal et seuls quelque ‘uns sortent du lot, comme David, un psychologue qui aura une destinée spéciale, Lynn la Présidente qui cache bien des secrets, Lucy au passé et aux fréquentations troubles…ainsi que quelques malfrats espions et terroristes. Toutes les facettes de la société actuelle se retrouvent dans ce livre et dans le projet Prométhée, le vaisseau-monde, dans lequel une société se recrée.

J’attends avec beaucoup d’impatience le tome 2 car c’est maintenant que tout est en place, que l’aventure va être vécue. Que va devenir le peuple restant sur ce vaisseau qui file vers l’inconnu ? Quels nouveaux héros vont se manifester ?

Note : 15/20

Ethique du contact

Jean-Michel Calvez.

Lecture en partenariat avec les Editions Atria et cela grâce à Livraddict, merci pour ce livre différent de ce à quoi je m’attendais !

Ethique du contact

(Quatrième de couv’ : ) Le vaisseau de recherches minières Stephen Hawking a largué sur la planète ZC789 un dôme d’exploration où tout est prévu pour assurer la sécurité des cinq occupants et leur permettre de savoir comment réagir, face à un éventuel Contact avec une forme de vie locale. Sur cette planète normalement désertique, l’extérieur du dôme est vite envahi par des milliers de « crabes » étranges, a priori inoffensifs et indifférents à la présence de visiteurs humains, au point que le contact avec eux semble impossible. Cet évènement prime sur leur mission, Federico Cavalli et les autres occupants du dôme vont alors les étudier. Mais les « crabes » offrent une énigme zoologique insoluble, et les scientifiques ne sont qu’au début de leurs surprises et de leurs ennuis, sur une planète qui cache son jeu et recèle la « vie » sous des formes inattendues. Les humains ont pour eux la haute technologie, leur dôme-forteresse, ainsi que l’Ethique du contact, charte définie à l’issue de missions antérieures qui ont tourné au désastre. Mais tout cela suffira-t-il à leur éviter erreurs de classification et de jugement et à les protéger des défenses naturelles des formes de vie extrêmes que l’on peut rencontrer sur des mondes très éloignés du nôtre ?

En lisant le résumé de ce livre, j’avais été attirée par le thème de la découverte d’êtres vivants d’autres civilisations, d’autres planètes… car la science-fiction classique m’a toujours plu. J’ai, malgré tout, été déçue par l’histoire racontée. Dès les premiers chapitres, je savais comment cela allait finir et je ne me suis pas trompée. Je n’ai pas été emportée dans cet autre monde, sur cette planète triste et aride. Les scientifiques présents sous leur dôme, ne sont pas assez proches du lecteur. On en connait trop peu sur leur vie pour partager leurs sentiments, leurs découvertes. On comprend petit à petit quel est le rôle de chacun, mais c’est tout. On se sent éloignés de leurs problèmes. Ils doivent suivre un protocole de rencontre avec des vies extraterrestres, se baser sur une charte mise au point après des rencontres malheureuses. Tout ne va pas se dérouler comme prévu, évidemment. Peut-être était-ce l’intention de l’auteur, mais tout se déroule de façon, terne, monotone, détachée, dans une ambiance pesante où chacun vit pour soi et où on a l’impression que tout est joué d’avance. On sent la catastrophe arriver tout doucement au fil des pages. Le style même est lent, et vraiment, j’ai parfois passé un peu vite certains chapitres. On se croirait dans un ouvrage scientifique avec toutes les explications sur le pourquoi et le comment, sur le fonctionnement des choses et ce qu’il faut faire ! Où est passé le côté « rêve » du roman de science-fiction que j’attendais ?…laissé dans la poussière de cette planète hostile, parmi des créatures ou des robots, on ne sait pas encore. Je n’ai accroché, ni à l’histoire, ni au style d’écriture, pas assez vif pour moi. J’oublierai donc très vite ce livre.

Note : 11/20

La guerre olympique

Pierre Pelot

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce SF sanglant !

Oui, ça va être sanglant …

(Quatrième de couv’ : ) Comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l’amour du sport ? C’est simple… Tous les deux ans sera déclarée la guerre olympique. Des épreuves mortelles où tous les coups sont permis. Pénalité des vaincus ? Dix millions de morts dans leur camp, choisi parmi des déviants dont le cerveau est piégé à l’aide d’une mini-bombe. Quelle belle invention ! Pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?

Après avoir vu Hunger Games au ciné, j’avais hâte de commencer ce livre dont le thème est très proche puisqu’il s’agit d’une compétition entre deux camps, deux mondes et qui se termine invariablement par des morts. Mais le roman de Pierre Pelot va plus loin,  car le but de ces jeux olympiques est de diminuer le nombre de terriens en éliminant quelques millions d’âmes choisies dans le camp perdant. Cette manière de réguler la population et de programmer cette guerre parait aux yeux de tous tout à fait équitable ! c’est effrayant de voir que peu de gens dans ce futur se révoltent contre cette tuerie programmée ! cette histoire, écrite en 1980, montre donc une vision du monde très organisée, très noire aussi. Tout est finalement décidé par des ordinateurs que tous estiment impartiaux et justes dans leurs décisions. Le peuple ne réfléchit plus et tout est fait pour cela soit « normal » de tuer les perdants et leur famille ! cela fait froid dans le dos mais notre société n’est-elle pas en train de se rapprocher de ce monde implacable ? les épreuves sportives de cette guerre olympique font tout doucement penser aux jeux télévisés et de télé-réalité de plus en plus malsains.

Au cours de cette histoire, on suit la vie de plusieurs personnes et en même temps, les épreuves de qualification et celles du Grand Parcours, le grand final de cette guerre, toutes plus sanglantes les unes que les autres, avec un foisonnement de détails (heureusement qu’il n’y a pas les images et le son !). J’ai trouvé que Pietro, la montagne de muscle, élevé uniquement pour être un héros de cette guerre, était assez attendrissant au début. Mais on se lasse vite de ses exploits et de sa compagne Virginia, élément troublant qui cache un lourd secret. Mager, un meurtrier, condamné du camp rouge, m’a laissée plutôt indifférente car sa folie ne le mène nulle part. J’ai, par contre, bien aimé suivre la vie de Yanni, condamné politique du camp blanc, qui permet d’en savoir plus sur la vie dans ce futur. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire pour laisser le lecteur découvrir la fin !

L’auteur a un style vif, fort, sans concessions. J’ai bien accroché à l’histoire malgré le ton souvent « gore », car le dynamisme est présent dans la façon de raconter et on a envie de continuer, de savoir « qui va s’en sortir » ! il y a donc une certaine fascination à la lecture de ce roman que je conseille vivement.

Note : 16/20

 

L’esclave

Les livres des rai-kirah, tome 1

Carol Berg.

Lecture en partenariat avec Folio et cela grâce à Livraddict, merci pour ce poche SF très plaisant !

La couverture correspond très bien.

(Quatrième de couv’ : ) Seyonne n’a pas toujours été esclave. Autrefois, les membres de son peuple étaient les gardiens d’une magie protégeant le monde contre les démons. Autrefois… avant que les Derzhi ravagent leur terres et les réduisent en esclavage. Après seize années de misère et d’humiliation, Seyonne est résigné: il attend la mort en évitant le surcroit de souffrance qu’apportent l’espoir et le souci d’autrui. Mais, lorsqu’il est acheté pas Aleksander, prince de l’empire derzhi, son fatalisme désespéré vacille. Ce nouveau maître, d’une insouciante cruauté, héritier d’une civilisation qui a assujetti la sienne et règne sans partage sur son monde, semble la proie des démons. Que deviendrait le monde sous l’emprise d’un empereur à leur merci? Devinant en Aleksander les germes de la grandeur, l’esclave devra, pour la sauver, trouver la force de mener son dernier combat.

Ce premier tome de la trilogie Les Livres des Rai-Kirah correspond tout à fait à ce que j’attendais d’un livre de Fantasy. On y retrouve une histoire riche de détails et de rebondissements, comme j’adore. Tout le récit est à la « première personne » et on vit l’histoire dans la peau de Seyonne, esclave depuis une dizaine d’années. On se rend compte tout de suite que les aventures vont avoir deux héros : Seyonne et Aleksander, futur empereur, qui vient de le racheter. Le début nous entraine dans le monde de l’esclavage, monde très dur à supporter mais cette partie est indispensable pour comprendre ce monde, ses différents peuples et leurs codes, leur façon de vivre. Tout est superbement décrit, captivant et cohérent, mais incomplet, peut-être pour nous laisser découvrir d’autres facettes de ce monde dans les livres suivants.

Les deux personnages principaux vont évoluer au fil des pages et comprendre que leur destin est lié. Le Maître va petit à petit s’humaniser, l’Esclave va retrouver sa dignité, ses pouvoirs et va aider ceux qui l’ont rendu esclave, mais aussi son propre peuple qui l’a renié après sa capture.  Tout les oppose, leur éducation, leurs idées mais ils vont se rejoindre car ils ont besoin l’un de l’autre et ont l’intelligence de le comprendre. Tout s’enchaine bien, on est captivé du début à la fin qui devient plus animée, avec les combats contre les démons, esprits malfaisants décrits de façon originale, comme des parasites. On retrouve aussi des personnages secondaires classiques : chef des esclaves, amis d’enfance, ancien précepteur, amour « perdu »… Il y a tellement de descriptions, de personnages intéressants, que j’ai envie de lire très vite la suite pour les retrouver, me replonger dans ce monde de style médiéval et souvent cruel, mais où règne aussi la magie, le merveilleux.

En résumé, un livre excellent, prenant et original d’une auteure qui a vraiment beaucoup de talent et un bel avenir dans ce style.

Note : 18/20

Le Haut-Lieu et autres espaces inhabitables

Serge Lehman.

Ici, l'édition de poche.

(Quatrième de couv’ : ) Un ascenseur vétuste a déposé David et Anne sur le palier du 6e étage. Ils sont entrés. Une visite d’appartement, comme une autre. Et soudain l’espace se tord, les règles architecturales basculent dans un abominable trompe-l’oeil. Ils veulent fuir mais, sous leurs doigts, s’étend désormais une surface pleine et inaltérable…

Livre étrange, choisi par hasard au détour d’un rayon de ma librairie préférée, je n’ai pas regretté mon achat. Je n’avais jamais rien lu de cet auteur et ces nouvelles m’ont replongée quelques années en arrière quand je lisais des romans de Lovecraft ! on retrouve la même façon d’écrire, troublante, angoissante et fascinante.  Finalement, ce n’est pas un bouquin de science-fiction comme on l’entend. On navigue vraiment dans le fantastique mais pas du tout du coté de la Fantasy.

C’est surtout la première nouvelle qui m’a plu : je ne voulais en lire qu’un peu mais, impossible de me décrocher du livre avant la fin de l’histoire. L’auteur nous emprisonne dans les fils du récit, nous manipule avec les mots. Tout doucement l’intrigue se dévoile et le style nous emporte. On en ressort épuisée, glacée par ce qui vient de se passer pour les deux héros de l’histoire. Je n’en dirai pas plus : il faut le lire et le vivre !Les autres nouvelles sont moins prenantes, bien que très originales. Elles sont complexes, nous entrainant dans des mondes différents, hallucinants. Elles sont toutes bien ficelées, l’auteur ayant une imagination débordante !  mais, au contraire de la première nouvelle, j’ai ne me suis pas attachée aux personnages, j’arrivais mal à les imaginer. Et au fond elles ne laissent pas autant de « traces » que la première nouvelle.

Ce recueil nous fait réfléchir sur notre existence, notre pensée, nos angoisses et ce qui se passe dans notre cerveau. Ça m’a aussi fait penser aux films « Matrix » par son coté « nous ne sommes que des pions dans l’univers ! ». Un petit conseil : ne lisez pas la préface qui cherche à expliquer et dévoiler trop de choses : il est préférable de découvrir les récits qui, je crois, ne laisseront personne indifférent.

Note : 16/20

Crépuscule d’acier

Charles Stross.

Lecture en partenariat avec Le Livre de Poche et cela grâce à Livraddict, merci pour ce SF long mais plaisant !

Type SF evidemment !

(Quatrième de couverture : ) Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l’invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu’une chose : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? ». De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes. Il n’en faut pas plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps. Et risquer l’anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l’Eschaton déteste qu’on touche à son histoire.
C’est qui, l’Eschaton ?

De la pure science-fiction délirante : voila ce que l’on peut dire de ce roman. Ce livre nous présente un monde complexe, des univers qui s’entremêlent, des voyages dans le temps. L’auteur a vraiment pris soin de détailler le pourquoi et surtout le comment du fonctionnement des objets rencontrés, des vaisseaux spatiaux. Il explique petit à petit à quoi sert le « festival » entité étrange parcourant l’espace intergalactique. On suit la vie d’une planète assez rétrograde et de ses habitants. Deux héros se détachent parmi les divers personnages du roman. On a du mal à les cerner au départ de l’histoire, mais on s’y intéresse et leur rôle s’affirme au fil des pages. Ces deux personnalités nous deviennent sympathiques. Les autres personnages qui gravitent autour font que l’on ne s’y attache pas, comme l’amiral ou les autres militaires. Ce sont souvent des caricatures. L’armée n’a pas souvent le beau rôle. L’auteur a fourni un travail très conséquent pour écrire ce roman extrêmement fouillé. J’ai mis plus de jours à lire ce livre que pour un roman de science-fiction classique. Au début, si l’on n’y prend pas garde, on risque de lâcher prise et de ne plus accrocher au récit. Il faut constamment réfléchir, se concentrer sur l’histoire. Il y a énormément de détails, souvent très compliqués. On a parfois l’impression de suivre un cours de physique. J’ai dû aller doucement et il m’est arrivé de recommencer certaines pages où les descriptions étaient denses, pleines de mots inventés, de démonstrations, de justifications.  Mais tout s’explique ! Enfin, tout est expliqué par l’auteur dont on se demande s’il n’est pas aussi un visiteur de notre futur tant ses explications sont persuasives ! L’écriture est « travaillée », le style est parfois grinçant et les hommes ne sont pas montrés sous leur meilleur jour. A la fin, on reste « sur sa faim » ! J’espère qu’il y aura une suite malgré le travail de lecture car il vaut mieux ne pas être fatiguée quand on se plonge dans ce récit. Je conseille dons ce livre à ceux qui aime la SF et qui aimeraient approfondir les notions qui y sont présentes grâce aux détails que donne l’auteur.

Note : 15/20

Canisse

Olivier Bleys.

Lecture en partenariat avec  Folio SF et cela grâce à Livraddict, merci beaucoup =) !

 

Quel gros animal !

 

Ce livre raconte l’histoire de Xhan, un des meilleurs gardes-pêche de l’univers, mis d’office à la retraite Il n’a plus rien à prouver, sait que sa fin est proche et  part à la recherche d’un poisson fabuleux que traquent aussi des braconniers. Que va-t-il trouver sur Canisse, cette planète mystérieuse qui ne figure sur aucune carte ? Il a un étrange pressentiment…

Voilà un livre démoralisant, sombre me suis-je dis après les deux premiers chapitres ! Mais j’ai continué car l’auteur a une excellente maîtrise de l’écriture. Les phrases sont très élaborées, le style est fluide et le vocabulaire recherché.

Le personnage principal n’a jamais connu ses parents. Il n’a pas d’histoires, vit seul et la maladie qu’on lui annonce ne lui laisse que peu de temps à vivre. On a envie d’accompagner, de l’aider et tant pis pour cette atmosphère pesante mais si bien retranscrite ! On se dit qu’il n’a plus rien à perdre quand un inconnu lui propose cette « dernière » aventure, sur la planète Canisse et qu’il a raison de tenter l’aventure. Petit à petit on le suit et on se rend compte que rien n’arrive par hasard et qu’une machination se dessine. Que font les braconniers et les « nouveaux arrivés » sur Canisse ? Pourquoi son organisme réagit ainsi à l’approche de cet animal monstrueux ? Les questions sont multiples ! On plonge, comme Xhan dans cette mer très spéciale à la recherche de son identité et du poisson gigantesque.

Les descriptions sont très vivantes, on s’imagine tout à fait en compagnie du pêcheur, on comprend ses réflexions, ses interrogations. La vie des habitants de la planète est aussi très bien racontée et on se prend à la comparer avec celle des premiers habitants de l’Amérique face à l’arrivée des Conquistadors. L’auteur n’est pas tendre avec ses personnages et on souffre avec eux.

Difficile de se détacher de cette prose, qui maintient le suspens jusqu’à la fin du livre… que j’ai donc dévoré en trois soirs. Je le conseillerais à des amateurs de science-fiction aimant les univers pesants, glauques et les terribles secrets que l’on découvre à la fin.

Note : 15/20